Le camp de base de l’Everest interdit aux touristes

Sur le versant tibétain, le camp de base de l’Everest est accessible par la route. La conséquence est évidente : des milliers de touristes déferlent dans cet environnement fragile, à près de 5.200 mètres. Générant à eux seuls des tonnes d’ordures. Les autorités tibétaines affirment que près de 300 tonnes de déchets ont été redescendues de la montagne l’an dernier.

L’Everest interdit au-delà du monastère de Rongbuk

Désormais, ces derniers devront se limiter au monastère de Rongbuk situé quelques centaines de mètres sous le camp de base. Les autorités multiplient les annonces ces dernières semaines, visant à limiter les accès à l’Everest. Déjà en décembre dernier, le Tibet renforçait les règles d’accès aux sommets de 8.000 mètres. En janvier, c’était le nombre de permis d’ascension pour l’Everest qui étaient soudainement limités.

Si les touristes n’ont plus le droit d’approcher le géant Everest, les alpinistes devraient pouvoir continuer à l’escalader. En effet, cette nouvelle règle ne concernerait pas les expéditions, notamment commerciales, qui cherchent à conquérir le sommet de l’Everest. « Le cœur de la zone sera fermé aux touristes pour une période indéterminée, principalement pour des raisons de préservation de la nature » explique un officiel.

Le camp de base népalais n’a pas les mêmes problèmes. On ne peut l’atteindre en voiture. Une dizaine de jours de trekking sont nécessaires pour le rallier. Si le Népal fait également face à des problèmes environnementaux, notamment de gestion des déchets, le camp de base est toujours accessible par les touristes.

Illustration Everest Interdit / Monastère de Rongbuk © Göran Höglund (Kartläsarn)

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