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Sauter dans 228 mètres de vide au pied de l’Annapurna !

Au cœur du Népal, un pont attire par centaines les fans de sensations fortes du monde entier pour son saut à l’élastique aux mensurations impressionnantes. La pandémie a pourtant failli le rayer de la carte.

C’était un endroit à l’écart des sentiers battus, dans la vallée de la Kali Gandaki. Cette rivière qui sépare les massifs des Annapurna et du Dhaulagiri. Depuis quelques années, un pont enjambe la rivière sur 520 mètres de long. Sa construction a débuté en 2016, impulsée par Raju Karki, un entrepreneur népalais passé 2 ans par Paris et formé au saut à l’élastique. Mais le pont n’est opérationnel que depuis… la pandémie. Mauvais timing. Son propriétaire a multiplié les pertes les premières années au point que le pont a bien failli cesser d’exister.

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228 mètres de vide

Pourtant, son pont n’a rien d’anodin. Il surplombe 228 mètres de vide. Le site, baptisé The Cliff, se vante d’être le deuxième plus haut saut à l’élastique du monde. Ce serait plutôt le 3ème, depuis 2016 un pont chinois est venu prendre la première place du classement. Une tour de Macao est en deuxième place. Mais ça ne change pas grand-chose à l’histoire. La version népalaise est en tous cas la moins onéreuse. Comptez 300 à 400 Euros le saut en Chine, contre à peine plus de 50 Euros à The Cliff. Et le lieu propose bien plus que du saut à l’élastique : du vélo suspendu dans le vide, un café accroché à un câble, une balançoire géante au-dessus du vide ou encore une expérience de surf aérien, sorte de tyrolienne les pieds sur une planche… Malgré les pertes et les dettes, le propriétaire n’a pas baissé les bras.

Les réseaux sociaux à la rescousse

Et puis le « miracle » TikTok est passé par là. Quelques vidéos devenues virales ont transformé l’endroit en un passage obligé pour tous les Népalais en mal de sensations mais aussi tout un flot de visiteurs étrangers en quête d’un selfie toujours moins unique…

Avec une centaine de collaborateurs pour 300 visiteurs par jour, la période d’incertitude du covid est désormais bien loin. 30% des clients sont étrangers et ont fait décoller l’économie du village voisin (hébergements, restaurants…). Raju Karki continue de développer son affaire désormais florissante. Il rêve à une piscine suspendue sur les falaises surplombant la rivière. En attendant, il n’a pas bétonné grand-chose. Une des berges du pont est désormais plantée d’arbres fruitiers pour alimenter son restaurant. Et il a investi dans une navette électrique pour transporter ses clients. Les employés sont tous des locaux et la majeure partie des matériaux utilisés pour construire et aménager le site viennent de la région. C’est ce qu’il appelle l’« esprit The Cliff ».

Illustration © The Cliff

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Arnaud P

Passionné par l'univers de la montagne sous tous ses aspects, Arnaud est membre de la rédaction d'Altitude.News ! Originaire du sud de la France, ça ne l'a pas empêché de s'installer un temps en Savoie ! Il écrit des articles dans les catégories : Alpinisme, Rando/Trek, Business et Nature. Pour le contacter directement : arnaud@altitude.news !

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