Dans le Haut-Dolpo (Népal), les écoles ferment pour tout l’hiver. Les familles les plus aisées envoient alors leurs enfants à Katmandou. La plupart attendent la fin de l’hiver.
Deux décennies en arrière, il n’y avait tout simplement aucune école dans cette région reculée du Népal. Aujourd’hui, les enfants peuvent y apprendre à lire, écrire et compter. Mais passés les examens d’octobre, les écoles ferment. Une bonne partie des enseignants, venus des vallées, rentrent chez eux. Bien souvent à une semaine de marche de là. Nombre d’habitants quittent aussi les zones les plus froides, avec leurs troupeaux. Pendant l’hiver, le Haut-Dolpo affronte des températures extrêmes et la plupart des cols qui permettent d’accéder aux villages sont bloqués par la neige. Si des routes permettent d’atteindre le Dolpo, la région voisine, rien de tel pour le Haut-Dolpo. Les sentiers de randonnée sont les seuls liens avec le reste du pays.
Pour nombre d’enfants, rejoindre leur salle de classe deviendrait une aventure particulièrement risquée. Dans cette région, les écoles n’ouvrent donc que 6 mois dans l’année. Les familles qui en ont les moyens envoient leurs enfants à Katmandou pour étudier pendant l’hiver. Mais pour la plupart, l’école s’arrête pour la moitié de l’année. Les enseignants seront de retour fin avril. Dans certains villages, l’école fermera à nouveau en juin-juillet, pendant la période de récolte du yarsagumbu qui mobilise toutes les familles.
Illustration © Timothée Flutre, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
