Jacquemoud intégrale alpes

Mathéo Jacquemoud traverse les Alpes en 20 jours !

Jeudi dernier, Mathéo Jacquemoud posait le pied sur une plage de Nice. C’était la fin de son périple à travers le massif alpin, démarré à Vienne 20 jours plus tôt. 86.000 mètres de dénivelé positif et 2.200 km parcourus.

Une « Intégrale des Alpes » sans moyens motorisés : juste ses skis et son vélo. A son arrivée, le guide de haute montagne pensait déjà à la suite : « aujourd’hui, je sais encore mieux de quoi je suis capable… et j’ai déjà plein d’idées en tête pour la suite ».

Une aventure en six actes reliés à vélo :

  • Acte I : Vienne – Grossglockner (Autriche). Plusieurs sommets de plus de 3.000m dont le point culminant d’Autriche et un parcours qui se termine à la frontière italienne. (on en avait déjà parlé !)
  • Acte II : Dolomites – Bernina (Italie). Piz de Puez, Piz Palü puis demi-tour sous le sommet du Cevedale dans des conditions très dégradées.
  • Acte III : St Moritz – Santa Fee (Suisse). Depuis le Lac de Côme, début des Alpes tessinoises puis arrivée en Valais. La météo complique les plans et Zermatt ne peut être rejoint qu’à vélo.
  • Acte IV – Zermatt – Grand Paradis (Suisse – Italie). Une étape qui part de Suisse, via Verbier, passe par la France (du côté de Chamonix) et le sommet du mont Blanc. Puis passage en Italie après avoir remonté la Vallée Blanche. De-là, ascension du Grand Paradis (4.061m)
  • Acte V – Grand-Paradis – Briançon par les Ecrins (Italie – France). Traversée de la Vanoise puis dans le secteur du Thabor avant de grimper vers le Dôme des Ecrins (4.064m)
  • Acte VI – Queyras – Nice (France). Ubaye, Mercantour puis arrivée à Nice.

Si une ascension du Grand Paradis en été dans de bonnes conditions peut s’apparenter à une course de débutant, gravir ce 4.000 en conditions hivernales à la suite de plus d’une dizaine de jours de raid avec 6h10 de sommeil par jour en moyenne… est une tout autre histoire. La difficulté d’une telle odyssée réside dans le timing (impossible d’attendre les bonnes conditions qui viendront peut-être 3 semaines plus tard) ou encore l’endurance (20 jours non-stop). Mais pas de quoi fatiguer Mathéo Jacquemoud : « Je ne suis pas très fatigué, juste une bonne fatigue. J’ai encore de la marge, je pourrais continuer encore plusieurs jours. »

Mathéo Jacquemoud a réalisé plusieurs sections seul mais était souvent accompagné par des amis : Vivian Bruchez, Clement Parisse, Paul Lenoir, Pierre Idris, Mathieu Maynadier ou encore Elise Poncet se sont succédé.

Illustration © Thibaut Marot

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Arnaud P

Passionné par l'univers de la montagne sous tous ses aspects, Arnaud est membre de la rédaction d'Altitude.News ! Originaire du sud de la France, ça ne l'a pas empêché de s'installer un temps en Savoie ! Il écrit des articles dans les catégories : Alpinisme, Rando/Trek, Business et Nature. Pour le contacter directement : arnaud@altitude.news !

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