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Des tonnes de déchets sur l’Annapurna et le Makalu

Luc Boisnard part pour le Népal, son expédition tentera de contribuer au nettoyage de deux sommets de plus de 8.000m. Son équipe ramassera plusieurs tonnes de déchets sur l’Annapurna et le Makalu.

Chef d’entreprise autodidacte, conférencier et auteur, Luc Boisnard repart en Himalaya ce printemps. Il organise une nouvelle expédition dans la lignée de son aventure de 2010 à l’Everest. Au-delà de l’ascension du sommet, c’est tout un projet de dépollution de cette montagne qu’avait mis en œuvre le patron venu de Mayenne.

Désormais, il vise deux autres sommets majeurs du Népal : l’Annapurna et le Makalu. Avec son équipe, il compte bien contribuer à recueillir entre « 5 et 10 tonnes » de déchets. Une équipe sera déployée sur l’Annapurna, sous la houlette de Thomas Dutheil. Ce dernier vient d’arriver au Népal. Une autre sur le Makalu aux côtés de Luc Boisnard qui compte bien en profiter pour grimper jusqu’au sommet. A ses côtés, on retrouvera quelques sherpas, pour certains avec une très grande expérience de la haute montagne. Notamment Pemba Tenzing Sherpa et ses 18 sommets de l’Everest, 3 Makalu et 2 Manaslu.

Des sommets un peu français…

Le Makalu comme l’Annapurna sont des sommets qui ont une histoire très singulière avec la France. Premier 8.000 gravi, l’Annapurna s’est vu conquérir pour la première fois par des Français, Louis Lachenal et Maurice Herzog. C’était en 1950. Le Makalu est l’autre 8.000 « inauguré » par des Français. Lionnel Terray et Jean Couzy étaient à son sommet en mai 1955.

Pour cette expédition, Luc Boisnard s’est entouré d’un parrain et d’une marraine d’exception. L’himalayiste Elisabeth Revol soutient ainsi ce projet. Elle rappelle que « les déchets sur les plus hautes montagnes du monde ne sont pas anodins. Malgré le rêve que représentent ces sommets, théâtre de dépassement de soi, humilité, joie, souffrance, pureté, ils sont aussi le miroir de la pollution, de la fragilité de ce microcosme sensible. ». Le navigateur Maxime Sorel est lui aussi tout acquis à la cause de la dépollution de ces montagnes : « Je suis concerné et parfois consterné par toutes ces pollutions qui dégradent les montagnes et les océans. » souligne-t-il. Ce printemps, ce dernier tentera de gravir l’Everest en attendant de repartir en 2024 pour son deuxième Vendée Globe.

Sur les sommets de l’Himalaya, les campagnes de nettoyage, comme celle menée par Luc Boisnard, se multiplient. Mais la route reste longue. Les expéditions d’aujourd’hui sont plus précautionneuses que celles d’hier mais continuent de polluer sur leur passage. Les déchets sont nombreux sur les pentes de l’Annapurna, du Makalu et de tous les autres sommets du Népal.

Illustration (c) Pixabay

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