L’alpiniste Charles Dubouloz signe une nouvelle réussite dans le massif du mont Blanc avec « Divine Providence ».
Nouvel exploit pour Charles Dubouloz, qui signe l’un des chapitres les plus engagés et personnels de sa carrière avec l’ascension en solitaire et en conditions hivernales de la mythique voie Divine Providence, au Grand Pilier d’Angle. Inscrite dans une trilogie hivernale, cette aventure ne répond à aucune logique de record ou de chronomètre. Seulement un face-à-face avec lui-même, dans l’une des lignes les plus exigeantes des Alpes.
Parti à vélo de chez lui à Annecy le dimanche 7 décembre, avec remorque et matériel d’alpinisme, Charles a rejoint le massif du Mont-Blanc avant de poursuivre à ski de randonnée sur la Mer de Glace. Trois jours après son départ, il a attaqué seul la voie, conscient qu’il s’engageait pour près d’une semaine d’autonomie totale, dans une période où les journées sont réduites à huit heures et chaque difficulté renforcée.
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Pendant six jours et cinq nuits passées dans la face, Charles Dubouloz a affronté un terrain extrême mêlant glace, rocher et neige. Des longueurs difficiles à protéger atteignant le niveau 7b. Des bivouacs précaires suspendus à plus de 4 000 mètres d’altitude. La fatigue, le froid et le danger permanent — notamment celui de ne pas s’endormir dans le vent — ont marqué l’alpiniste. Il a perdu huit kilos au cours de l’ascension. Sorti du Grand Pilier d’Angle le samedi 13 décembre, il a atteint le sommet du mont Blanc le lendemain. Après une nuit supplémentaire en altitude et une progression par la mythique arête de Peuterey. Empêché de redescendre en parapente par la météo, il a dû rejoindre Chamonix à pied, concluant une aventure majeure.
Illustration © Antoine Mesnage
