Le Fahrenheit Seven : leur hôtel idéal…

Lorsqu’on arrive au bout de la Vallée des Belleville, à quelques 2.300 mètres d’altitude, une station mythique apparaît. Val Thorens. Construite au début des années 1970, elle demeure encore aujourd’hui la station la plus élevée d’Europe. Dans les premières années, quand la station n’était encore qu’une « version enneigée d’un village du farwest » selon Christine Goitschel, une pionnière, un hôtel a vu le jour. Passé sous la bannière du groupe Accor pendant de nombreuses années, le plus ancien hôtel de la station a repris son indépendance il y a quelques saisons. Fini le Mercure, place au Fahrenheit 7. Il se tient en bordure de pistes, habillé de bois gris, et déploie ses terrasses dès que le temps le permet. Dans une ambiance animée et familiale, on y retrouve les grands classiques d’un hôtel 4 étoiles mais avec des spécificités qui valent la peine d’être découvertes.

Un décor soigneusement citadin

Au cœur des montagnes, on a l’habitude de trouver du mobilier en bois, des rideaux rouges et blancs décorés de petits cœurs et de flocons. La décoration « traditionnelle » de montagne n’est pas de rigueur ici. On pourrait se croire à Londres, à Amsterdam ou à Berlin. De la décoration des chambres à la carte du restaurant, on s’y croirait. Si vous vouliez goûter à une raclette, passez votre chemin. En revanche, si un repas de brasserie vous tente, vous êtes au bon endroit. Le chef Jérome Godon, transfuge de La Folie Douce, propose viandes, crustacés, le tout avec une influence asiatique que l’on trouve rarement en montagne. Son curry vert de poulet aux aubergines et lait de coco en est un (très) bon exemple.

restaurant rotisserie
Ambiance brasserie au restaurant “La Rotisserie”

Une grande place pour le ski

Dans une station comme Val Thorens, tout est tourné vers la pratique du ski. Le Fahrenheit 7 n’y fait pas exception. Idéalement situé sur l’un des principaux axes du bas des pistes, l’établissement s’ouvre sur les pentes. Impossible de ne pas avoir une vue sur les pistes depuis sa chambre ; quant au local à ski (« la skiroom »), il est à découvrir (voir vidéo ci-dessous pour quelques images).

Oubliez les murs en béton brut, les néons qui grésillent, les courants d’air sibérien et les sempiternelles mauvaises odeurs. Se préparer à skier devient – enfin – une expérience agréable. Dans un espace moquetté, décoré, chauffé : des canapés sont à la disposition des skieurs sur quelques 200 m². Une fois prêts, ils peuvent faire une halte au ski-bar pour une boisson chaude ou un shot de fruits pressés. Un babyfoot complète le dispositif pour s’occuper pendant que tout le monde finit de se préparer. Autre détail rare, les casiers à ski et la pièce en elle-même sont ventilés pour que l’odeur de chaussettes laisse sa place à une ambiance cosy.

Quand les pistes ferment, c’est l’après-ski

Après quelques heures de ski sur le domaine des 3 Vallées, retour à l’hôtel. Détente au coin du feu avec une crêpe et un chocolat chaud, apéro dans l’un des bars de l’hôtel, et un petit tour par le sauna ou le hammam avant d’aller diner. Ensuite, la soirée se prolonge. Au Zinc, les DJ laissent régulièrement la place à des concerts Live. Ces dernières semaines : Passi, les Neg’Marrons, The Avener ou encore Pierpoljak se sont produits dans l’hôtel.

Les créateurs des lieux, Véronique et Stéphane Vidoni, ont voulu créé « leur hôtel idéal », un endroit où l’on puisse venir en famille pour skier et faire la fête ! « On a des parents qui couchent les enfants et redescendent pour boire un verre, sans souci » précise Stéphane. « On veut que nos clients soient accueillis comme chez eux » ajoute Véronique. Cette dimension familiale, les Vidoni l’incarnent ; il y a toujours un (ou une) de leurs cinq enfants dans les parages !

Bar Le Zinc, avec son comptoir en… zinc !

Une longue histoire…

Fahrenheit 7, c’est une température bien particulière, -13,89 degrés celsius. C’est à cette température que se formeraient les plus beaux flocons de neige. Le flocon idéal en somme. Un nom tout trouvé pour cet établissement né dans l’imaginaire d’un couple d’hôteliers, après de longues pérégrinations à travers la France.

C’est il y a près de 25 ans que Véronique et Stéphane Vidoni se rencontrent, alors employés dans le groupe Accor : elle est réceptionniste, il est assistant-maître d’hôtel. Au fil des années et des postes de l’un ou de l’autre, ils traversent le pays. Pau, Bordeaux, Lyon, Aix-les-Bains. « Nous n’avons pas hérité d’une fortune personnelle, on a gravi les échelons petit à petit » clarifie Véronique.

Tableau de clés à la réception

Et quand l’opportunité se présente de prendre leur liberté après 14 ans chez Accor, ils n’hésitent pas beaucoup. Ils vendent leur maison et mettent toutes leurs économies dans leur premier hôtel. Un petit établissement de 12 chambres situé à Megève. « Nous avons dû tout faire : mon mari était en cuisine, j’étais en salle ; à l’intersaison, on n’avait pas les moyens de payer une femme de ménage, alors on faisait les chambres nous-mêmes ! ».

Enfin… leur hôtel idéal !

Et puis, avec l’appui de partenaires financiers (et amis) venus du Royaume-Uni, ils décident de se lancer dans une nouvelle aventure. Ils vendent tout et s’installent en famille à Val Thorens. L’idée : un nouveau concept d’hôtel de montagne, ou ski et moments festifs se mélangent, dans une ambiance cosy et citadine haut de gamme. Le Fahrenheit Seven voit ainsi le jour à Val Thorens, avec ses 110 chambres. Six mois de grands travaux plus tard, les clients de l’hôtel Mercure n’en croient pas leurs yeux, les lieux sont transformés et l’hôtel idéal des Vidoni a pris vie.

Quelques mois plus tard, à la faveur d’un établissement MMV en vente à Courchevel 1650, un deuxième établissement rejoint le concept. Et qui sait, peut-être un jour un troisième…

Un tel hôtel, à quel prix ?

Et ça coûte combien de résider dans un tel hôtel ? Dans sa catégorie au coeur des 3 Vallées, le Fahrenheit Seven est plutôt bon marché. Il faut dire qu’à Val Thorens, assez peu de 4 étoiles ont vu le jour ces dernières années. Plusieurs 5 étoiles occupent le marché haut de gamme. Comme le Koh-I-Nor, l’Altapura, le Pashmina ou le Fitz Roy : à des tarifs bien plus élevés. Une nuit de semaine hors vacances scolaires au Pashmina, en fin de saison, dépasse encore les 350 €. La même nuit au Fahrenheit Seven se vend un peu plus de 230 € (tarifs Booking au 15/01/19). Petit Déjeuner inclus ! 😉

Illustrations © Fahrenheit Seven / Vidéo © Altitude

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