neige culture électricité

L’impact environnemental de la neige de culture revu à la baisse ?

Une étude scientifique autrichienne s’intéresse à la consommation électrique de la production de neige de culture.

Une étude récente de l’Université d’Innsbruck questionne l’idée largement répandue selon laquelle la neige de culture aurait un impact négatif sur le climat. Les résultats montrent que son impact carbone dépend avant tout du mix énergétique utilisé. En Autriche, où l’électricité est majoritairement d’origine renouvelable (notamment hydraulique), les émissions liées à l’enneigement artificiel restent très faibles. Estimées entre 120 et 140 grammes de CO₂ par journée-skieur. À l’inverse, des régions dépendantes des énergies fossiles, comme certaines provinces canadiennes, affichent des niveaux d’émissions bien plus élevés. L’étude souligne également les progrès technologiques récents, qui ont permis d’améliorer considérablement l’efficacité énergétique des systèmes d’enneigement. Elle fournit par ailleurs des données détaillées sur la consommation de ressources sur une saison en Autriche. Entre 930 et 1 020 litres d’eau et 5 à 6 kWh d’électricité par journée skieur.

Ces travaux convergent vers une conclusion majeure : la consommation électrique de la production de neige de culture n’est pas le principal problème environnemental du tourisme de ski. L’empreinte carbone reste marginale comparée à celle des déplacements des touristes, notamment les trajets en voiture ou en avion vers les stations. L’étude souligne également que les domaines skiables les plus grands tendent à utiliser davantage de ressources par hectare de piste. En France où l’électricité est principalement décarbonée, les résultats seraient ainsi plus proches de l’exemple autrichien que du canadien.

Les autres ressources sont davantage problématiques

Mais l’électricité n’est pas la seule ressource nécessaire à la production de neige. Et le problème de l’eau est tout autre. Dans de nombreux cas de figure, la ressource en eau est au cœur de conflits d’usage. Et les conséquences environnementales sont réelles comme des cours d’eau partiellement asséchés ou un manque d’eau potable dans certains villages de montagne. Enfin la production de neige de culture, qui atténue aujourd’hui certains effets du changement climatique, n’est pas une solution miracle. Une précédente étude démontrait que même avec ces dispositifs, l’activité neige de nombre de stations était condamnée à moyenne échéance.

Illustration © Pixabay

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Arnaud P

Passionné par l'univers de la montagne sous tous ses aspects, Arnaud est membre de la rédaction d'Altitude.News ! Originaire du sud de la France, ça ne l'a pas empêché de s'installer un temps en Savoie ! Il écrit des articles dans les catégories : Alpinisme, Rando/Trek, Business et Nature. Pour le contacter directement : arnaud@altitude.news !

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