J’ai voulu faire une Via Ferrata mais j’avais le vertige

Quoi de plus excitant que d’expérimenter de nouvelles choses pendant ses vacances ? Dès notre arrivée dans notre petit appartement de location pour cette semaine d’été à Courchevel, nous avions envie de tester toutes les attractions de la station ! Tout d’abord parce qu’on ne se voyait pas passer trop de temps dans les 24 m² de notre studette, et puis parce que nous avons feuilleté la brochure distribuée par l’Office de Tourisme. Récupérée lors du traditionnel pot d’accueil (où tout le monde patiente dans l’espoir de descendre un gobelet de Chartreuse), elle nous a tout de suite ouvert un immense champ de possibles.

L’embarras du choix

Un concours de Beach Volley, une partie de bowling, une chasse aux trésors, une randonnée pour aller voir des bouquetins, un saut en parapente, une balade en VTT à assistance électrique, une descente sur les toboggans de l’espace aquatique… L’embarras du choix nous guettait et puis… on a fait un point sur notre budget. Nous cherchions désormais des activités pas chères. Et notre regard s’est posé sur la Via Ferrata.

« Mais si c’est comme de l’escalade, sauf que c’est pas dangereux, y a des échelles et des barreaux, genre c’est trop facile !
– faut quand même du matériel non ?
– ah oui peut-être, mais ça doit pouvoir se trouver ! »

Quelques heures plus tard, nous louions deux baudriers et des longes spéciales Via Ferrata. Sur les conseils avisés du loueur, nous acceptions également 2 casques. A la question : « vous avez déjà pratiqué ? », notre réponse fut sans appel : « oui, oui !! ». De peur qu’on nous vende un supplément guide accompagnateur.

Le début des ennuis

C’était parti pour l’aventure. Arrivés au Lac de la Rosière, point de départ de la Via « Initiation », les problèmes débutèrent. On ne nous avait pas tout dit. Pour le même prix, nous avions droit à une course d’orientation pour arriver à trouver le point de départ du parcours. Après 2 tours du lac, nous arrivâmes enfin devant le panneau nous expliquant tout ce que nous risquions.

Les premières muinutes se firent sans encombre (nous étions encore sur le sentier). Un guide présent sur la Via quelques mètres plus loin nous perça à jour en quelques secondes et nous montra les rudiments de l’utilisation de notre matos. Il n’avait certainement pas envie de passer sa fin de journée à récupérer nos corps 30 mètres plus bas. Assez vite nous arrivâmes au début des difficultés. Un pont de singe. Le nom n’est déjà pas très engageant mais quand on voit de quoi il s’agit, c’est pas mieux. Deux câbles tendus, un pour les pieds et un plus haut pour les mains. Et probablement 30 mètres à traverser. La peur nous faisait déraisonner, on pouvait décemment penser qu’il n’y avait pas plus de 3 mètres…

Pétrifiée, ma partenaire ne parvint pas à effectuer cette traversée. Tétanisée par sa peur du vide. Ce fut alors la découverte du concept d’échappatoire. Si tu en peux vraiment plus, tu n’es pas obligé de tout te retaper en marche arrière, tu peux… t’échapper ! Alors du coup on s’est échappé, on est allé rendre le matos et on a réservé un massage dans un SPA pour se remettre de nos émotions.

Double leçon à tirer de cette aventure. Mieux vaut éviter la Via Ferrata quand on a peur du vide et un massage dans un SPA à Courchevel, c’est vraiment pas une bonne idée pour le budget.

EN SAVOIR PLUS : Topo si vous voulez vraiment faire cette Via

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