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Le Plan Loup en consultation publique jusqu’au 29 janvier

Accessible en ligne jusqu’au 29 janvier, le projet de Plan National d’Action Loup proposé conjointement par les ministères de la transition écologique et de l’agriculture, est le point de départ d’une nouvelle approche du sujet. C’est du moins l’ambition. Il vise à mettre sur la table les différentes actions à mettre en œuvre entre 2018 et 2023. Objectif : favoriser la cohabitation entre les loups et l’activité pastorale.

Consultation publique

Les milliers de commentaires laissés par les internautes dans le cadre de cette consultation publique rappellent combien ce sujet est épineux. Les plus posés rappellent avec fatalisme : « Dans de nombreux pays, l’Homme et le loup parviennent à vivre ensemble sur un même territoire » ; ce que les spécialistes nuanceront un peu, tant les tensions loups/éleveurs existent aussi en Italie ou en Espagne. Certains ont l’humilité de préciser « je ne connais pas assez la problématique pour pouvoir me prononcer ».

Mais les plus virulents n’y vont pas par quatre chemins : « Avant de réguler la population de loups il faudrait réguler la population de chasseurs » ou encore « ce plan loup est un déni de civilisation », un éleveur ne partage pas le ton des commentaires : « Je trouve que les commentaires postés sur cette consultation devraient être un peu moins sectaires ». Alors que certains tentent de détendre un peu le débat : « j’appelle la population française et lupine ainsi que les éleveurs à manifester tous ensemble, main dans la patte ».

Bref, beaucoup de commentaires à forte dominante dite « pro-loup » qui ne discutent pas tant le plan proposé s’agissant de la cohabitation du loup et des troupeaux. Ils se cantonnent pour beaucoup à rappeler que le loup doit être protégé coûte que coûte.

Le contenu de ce plan

L’état avance un seuil de 500 loups qui serait un niveau acceptable pour que l’espèce soit viable au niveau national, laissant entendre que la population va encore progresser dans les années qui viennent. Elle aura ensuite vocation à être stabilisée. Dans cette optique, et pour permettre aux éleveurs de « défendre efficacement leurs troupeaux », certains assouplissements des conditions de tirs sont évoqués.

Enfin, le plan donne une place importante à la recherche scientifique. Encouragée à étudier plus en détail les « impacts de la présence du loup sur les écosystèmes » et sur les autres activités humaines (en dehors de l’élevage). Il met en avant l’idée de multiplier les expérimentations sur le terrain.

Une lecture orientée

Chaque sensibilité trouvera dans ce texte de quoi s’insurger. Les « pro-loup » ne supporteront pas que l’état veuille prendre en charge la formation des éleveurs qui veulent apprendre à tirer. Les « pro-pastoralisme » s’énerveront à l’idée d’un contrôle accru des mesures de protection que doivent mettre en place les éleveurs. Les uns dénonceront les nouvelles aides pour financer des bergers salariés permettant une surveillance des troupeaux 24h/24. Les autres que l’on permette à la population de loups de croître encore un peu plus.

A croire que le sujet du loup n’est pas encore réglé…

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Arnaud P

Passionné par l'univers de la montagne sous tous ses aspects, Arnaud est membre de la rédaction d'Altitude.News ! Originaire du sud de la France, ça ne l'a pas empêché de s'installer un temps en Savoie ! Il écrit des articles dans les catégories : Alpinisme, Rando/Trek, Business et Nature. Pour le contacter directement : arnaud@altitude.news !

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