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Le terrible corbillard de l’Everest

Le New York Times a publié ce 18 décembre un long reportage signé John Branch à propos d’un sauvetage pas comme les autres sur les pentes de la plus haute montagne du monde. Dans « Deliverance from 27.000 feet », comprendre « Délivrance à 8.200m », l’auteur nous raconte le sort tragique d’un groupe d’Indiens parti en quête du sommet de l’Everest, en 2016. Ghosh, Nath, Paul et Hazra. Sur les 4 membres de l’équipe, seule Hazra est rentrée en Inde. Les autres n’ont pas survécu à l’ascension. Branch nous détaille l’histoire de sherpas engagés pour aller récupérer les corps gelés, un an plus tard, en 2017. Attention, le style est assez particulier : une forme un peu racoleuse, avec des contenus multimédias un tantinet choquants quand ils ne sont pas fâcheusement tire-larmes. Bref, si vous aviez envie de rêver un peu, lisez vite un autre article !

Mais cet article évoque en creux un phénomène méconnu. La popularité de l’himalayisme dans certaines régions de l’Inde et notamment auprès de populations pauvres, popularité boostée par un soutien des autorités indiennes. En lire plus ici : West Bengal’s unlikely love for mountaineering (en anglais).


L’article en V.O.

Lire l’article sur le site du New York Times ! 

Le contexte en V.F.

Ce groupe d’Indiens n’avaient rien du profil classique des prétendants aux expéditions commerciales à l’Everest. Ni « docteurs, avocats (…) qui dépensent jusqu’à 100.000 $ pour engager les meilleurs guides et garantir la plus grande sécurité ». Même selon les standards indiens, ils étaient modestes, voire pauvres. Mais c’était le rêve de leur vie. Alors ils ont emprunté de l’argent, vendu tout ce qu’ils avaient et ont tenté leur chance. Ils ont choisi une agence népalaise low-cost qui ne leur a coûté que 30.000 $.

Des guides peu expérimentés, des clients obstinés et pas assez préparés. Cocktail terrible pour une fin tragique. Si certains membres de l’expédition ont atteint le sommet, c’est à la descente que la fatigue s’est faite sentir. Avec l’aide d’autres grimpeurs et de leurs sherpas, deux des quatre alpinistes indiens entament péniblement la descente. Seule Hazra arrivera jusqu’au Camp 2 où un hélicoptère salvateur prendra le relais. Paul y était presque. Les deux autres sont bien trop loin.

Branch nous explique comment les familles des victimes sont arrivées à convaincre les autorités indiennes de financer une expédition pour récupérer les corps. Et l’expédition est lancée un an plus tard. Inutile de résumer la suite pour les non-anglophones. Les vidéos tournées pour le New York Times parlent d’elles-mêmes. Le corps de Ghosh enseveli sous la neige, gelé, collé à la montagne, dur comme de la pierre. Le corps de Nath, resté au Camp 4 sera plus facile à retrouver mais tout aussi périlleux à redescendre jusqu’au Camp 2.

Le reportage sur ce corbillard de l’Everest continue sa route à Katmandou puis en Inde aux côtés des familles.

Images dures. Âmes sensibles, s’abstenir.

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Arnaud P

Passionné par l'univers de la montagne sous tous ses aspects, Arnaud est membre de la rédaction d'Altitude.News ! Originaire du sud de la France, ça ne l'a pas empêché de s'installer un temps en Savoie ! Il écrit des articles dans les catégories : Alpinisme, Rando/Trek, Business et Nature. Pour le contacter directement : arnaud@altitude.news !

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