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Expéditions Printemps 2019 : le Bilan de fin de saison !

En cette fin du mois de mai, la plupart des expéditions de la saison sont terminées ou en passe de l’être. Si le grand public a surtout entendu parler de l’Everest, de ses embouteillages et de plus de 20 alpinistes tués, il s’est passé bien d’autres choses cette saison en Himalaya ! Tour d’horizon, sommet par sommet…

Annapurna : record de fréquentation

La saison a commencé sur ce 8.000 mythique. C’est traditionnellement le premier sommet à être conquis. Particulièrement avalancheux, l’Annapurna est trop dangereux plus tard dans la saison. Quelques 32 grimpeurs, tous avec l’aide d’oxygène supplémentaire, sont arrivés au sommet. Un nombre inquiétant, qui laisse présager la croissance du développement des expéditions commerciales sur les sommets les plus dangereux. Il y a quelques années, seuls une poignée de grimpeurs foulaient les pentes de l’Annapurna. Un record donc pour une seule saison sur ce 8.000 népalais.

Les 32 étaient guidés par Nims Dai, le Gurkhas qui cherche à gravir tous les 8.000 en seulement 7 mois. Parmi eux : la Française Sophie Lavaud. Sur les 32 au sommet se trouve le premier mort de la saison. Malgré un sauvetage épique, Wui Kin Chin n’a pas survécu. En fin de saison, Adam Bielecki et Felix Berg devaient tenter d’ouvrir une nouvelle voie sur l’Annapurna, ils ont abandonné lors de leur acclimatation.

Dhaulagiri : un demi-tour et un sommet

Voisin de l’Annapurna, le Dhaulagiri était très peu fréquenté cette saison. Une seule équipe sur la voie normale, menée par Nims Dai. Dans des conditions extrêmes, ils ont atteint le sommet. Au même moment, Horia Colibasanu, Marius Gane et Peter Hamor essayaient d’ouvrir une nouvelle voie sur un autre versant. Sans succès. La météo ne leur a pas offert la fenêtre dont ils avaient besoin. Ils ont donc jeté l’éponge mais compte revenir l’an prochain.

Kangchenjunga : et de 2 pour Lavaud !

Encore un sommet avec un nombre record de grimpeurs en un minimum de temps. Parmi eux : Sophie Lavaud pour son second succès de la saison et son 10ème sommet de plus de 8.000m. Egalement au sommet le népalais Nims Dai, que l’on voit donc partout… Le Kangchenjunga a été particulièrement meurtrier avec 3 morts (2 indiens, 1 chilien).

Everest, Lhotse, Makalu

Sur l’Everest, c’est encore une fois la sur-fréquentation qui a été pointée du doigt. Jusqu’à 300 alpinistes le même jour, une hérésie s’agissant de la sécurité du parcours. Et la conséquence est là, quelques 11 alpinistes morts sur le seul Everest pendant cette saison. Toutes les morts ne sont pas liées aux embouteillages, mais certaines auraient clairement pu être évitées si les alpinistes les moins expérimentés étaient filtrés en cours d’expédition.

Au milieu de ces hordes de grimpeurs-touristes, quelques alpinistes professionnels se sont frayés un chemin. A l’image de Sergi Mingote, sans oxygène au sommet du Lhotse ou d’Elisabeth Revol qui réalise un doublé Everest-Lhotse toujours sans oxygène. David Göttler, lui, a abandonné. C’est également le cas de Cory Richards et Topo Mena qui ciblaient une nouvelle voie sur le versant nord de l’Everest. Kirstie Ennis, l’Américaine amputée d’une jambe a fait demi-tour très près du sommet alors que Caroline Gleich atteignait le sommet avec son mari, le guide Rob Lea.

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Nims Dai, lui, a enchaîné Everest, Lhotse puis Makalu en seulement 48 heures. Un nouveau record pour le Népalais qui finissait ainsi ses 6 premières montagnes de 8.000m. Dans un timing moins serré, le Pakistanais Ali Sadpara a gravi le Lhotse puis le Makalu. Sur le Lhotse, le Bulgare Ivan Tomov est mort dans sa tentative sans oxygène.

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Sur la face Sud du Lhotse, Sung-Taek Hong ne semble pas être arrivé à ses fins. Uta Ibrahimi, membre de son équipe, soulignait l’immense difficulté de cette face, toujours invaincue.

Langtang Lirung : il a tout d’un grand

Felix Berg et Adam Bielecki avaient choisi ce ‘7.000’ du Népal pour se préparer à leur tentative sur l’Annapurna. Ils ont souffert sur cette montagne technique et peu ménagée par la météo. N’ayant pu passer du temps au-delà de 7.000m, ils ont préféré abandonner leur projet sur l’Annapurna. Le manque d’acclimatation aurait pu leur être fatal.

Pas de nouvelles pour l’instant de Nives Meroi et Romano Benet, ni d’Oscar Cadiach, qui s’élançaient sur des sommets plus discrets.

Illustration  © DR

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