Voici l’ascension de l’Everest par Thomas : de A à Z !

Au printemps dernier, le Français Thomas Dutheil prenait part à une expédition commerciale à destination du sommet de l’Everest. Voici les images de son aventure.

Le film montre les principales phases de l’expédition en quelques 40 minutes. De l’arrivée au début du trek d’approche, les premiers jours à marcher doucement vers le camp de base de l’Everest. Le crochet pour s’acclimater sur le Lobuche, un 6.000 de la vallée, avec un magnifique panorama depuis le sommet, sous un soleil radieux. Puis l’arrivée au pied de l’Everest, le camp de base sous la neige, et surtout l’attente. Car pour s’acclimater, il faut laisser du temps à son corps. Thomas filme cette attente qui représente une part très importante des journées sur ce type d’expédition.

Des crevasses dont on ne voit pas le fond

Et c’est le début des rotations vers le sommet. La Cascade de Glace est connue pour ses échelles et ses crevasses mais les images de nuit sont étonnantes (et pas très rassurantes). A la minute 20:11, Thomas traverse une crevasse dont on ne voit pas le fond, sur une échelle qui semble tout juste appuyée sur ses bords. Quelques minutes plus tard, on se laisse surprendre par une petite chute de séracs et dans ce paysage chaotique, cet enchevêtrement d’immenses blocs de glace, on se faufile. Parfois, la corde que l’on doit suivre disparait. Il faut tenter de la retrouver un peu plus loin. Les grimpeurs ont beau être des centaines à traverser ce glacier, ils ne sont jamais très nombreux au même endroit. Au milieu de ces crevasses, on se sent un peu seul… « C’est pas une mince affaire » décrit-il. Puis enfin, le calme du Camp 1.

Des passages sous un « soleil de plomb » !

Il filme ensuite un passage que l’on voit rarement, la combe Ouest, entre les camps 1 et 2. Une zone glaciaire relativement plate, abritée, sans grande difficulté. Il marche sous un soleil de plomb. « On a même enlevé les crampons » détaille Thomas. Puis c’est encore une longue attente sous la tente avant de partir vers la suite et la face du Lhotse, toujours sous un grand soleil, même si on flirte avec les 7.300 mètres. Ensuite c’est le début de l’utilisation de l’oxygène, pour dormir puis pour continuer à grimper. Un vent très fort souffle au Camp 4 mais c’est bientôt le départ pour le sommet, par une nuit bien noire. Ça grimpe doucement mais finalement c’est le sommet !

Illustration © Thomas Dutheil  

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