edurne pasaban

Il y a 10 ans, une femme entrait dans l’histoire de l’himalayisme !

A l’automne 2009, Edurne Pasaban abandonne sa tentative d’ascension du Shishapangma, au Tibet. C’est l’avant-dernier 8.000, sur les quatorze que compte la planète, qui lui résiste encore. Dans le mauvais temps, l’expédition se termine dans une ambiance plus que morose. Des Italiens présents au même moment sur le « Shisha » ont perdu un des leurs. Mais la grimpeuse basque n’a pas dit son dernier mot. Au printemps suivant, elle est de retour en Himalaya. Mais pas au Shishapangma, pas encore. D’abord l’Annapurna, ensuite… si tout va bien, il sera question de conclure cette course aux quatorze 8.000. C’est l’administration chinoise et ses dates de permis qui dictent cet enchainement.

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Début de printemps au Népal !

L’hiver a été très neigeux à l’Annapurna, il est déjà très difficile d’atteindre le camp de base. Un hélicoptère file alors un petit coup de main pour transporter tout le matériel au pied de la montagne. Il faut plusieurs semaines à l’expédition pour équiper de cordes fixes tous les passages difficiles jusqu’à presque 6.000 mètres. Mi-avril, la météo est calme et plusieurs expéditions s’installent au camp de base. Pasaban et son équipe viennent de partir vers le Camp II. L’objectif est d’aller au sommet. Le 15 avril 2010, ils parviennent à 6.500 mètres, après un passage très exposé sous un sérac chancelant. Le camp III prend forme. Le lendemain, le camp IV est installé à 7.200 mètres. La nuit suivante, ils partent pour le sommet à un rythme honnête de 100 mètre de dénivelé à l’heure. Ils pensent ainsi arriver à destination à la mi-journée mais le couloir menant au sommet est plus délicat que prévu. C’est vers 14h qu’Edurne arrive enfin sur la cime de l’Annapurna. Son treizième « 8.000 » (en anglais).

Suite et fin au Tibet !

Quelques jours plus tard, l’équipe de Pasaban arrive au Tibet. Les retrouvailles avec la montagne sont tendues. C’est la cinquième tentative pour l’Espagnole sur ce sommet de 8.013 mètres. Est-ce qu’elle va enfin parvenir à grimper sur cette montagne qui la repousse depuis des années ? Quinze jours d’attente au camp de base avancé et c’est le grand départ. Le groupe se dirige vers le sommet. Le Camp I est installé à 6.400 mètres, le second vers 7.000 et le dernier aux environs des 7.400 mètres. Si l’épuisement est proche, les corps tiennent le coup. Le 17 mai, un mois jour pour jour après l’Annapurna, l’expédition arrive enfin au sommet du Shishapangma par un beau soleil. (Images du 17 mai 2010 ci-dessous)   

En cette fin de printemps 2010, Pasaban est – à 37 ans – la première femme à avoir gravi les 14 sommets de plus de 8.000 mètres. Sur deux de ces sommets, elle a eu recours à de l’oxygène en bouteilles (Everest et Kangchenjunga).

C’était il y a 10 ans !

Illustration © Irekia – CC BY-SA 2.0

Arnaud P

Passionné par l'univers de la montagne sous tous ses aspects, Arnaud est membre de la rédaction d'Altitude.News ! Originaire du sud de la France, ça ne l'a pas empêché de s'installer un temps en Savoie ! Il écrit des articles dans les catégories : Alpinisme, Rando/Trek, Business et Nature. Pour le contacter directement : arnaud@altitude.news !

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