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Les 2 alpinistes sauvés in extremis des griffes du Baruntse sont à Katmandou

Deux alpinistes tchèques s’étaient retrouvés piégés par le mauvais temps à presque 7.000 mètres d’altitude lors de leur aventure sur le Baruntse. Au terme d’un suspens insoutenable, ils sont sains et saufs, dans un hôpital de Katmandou. Ils signent une réalisation majeure de cette saison.

Tout a commencé par un exploit, celui d’ouvrir une nouvelle voie sur la face Nord-Ouest du Baruntse. Cette montagne de 7.129m située à quelques dizaines de kilomètres de l’Everest. Le 25 mai, Marek Holecek et Radoslav Groh parviennent enfin au sommet, après des jours à enchainer progression difficile et bivouacs incertains. La veille, ils évoquaient déjà les difficultés liées notamment à une météo hostile. Ce jour-là « était le pire jour pour nous : monticules de neige lourde, glace raide, ressauts rocheux. Simplement une combinaison du pire ». Ils étaient loin de s’imaginer que ce n’était qu’une partie de plaisir à côté de ce qui allait suivre. Car l’arrivée au sommet se fait dans la tempête et au moment de redescendre, les conditions sont trop dures. Ils n’ont d’autres choix que de bivouaquer, à presque 6.900 mètres.

Baruntse : une descente qui n’en finit pas et ils sont sauvés !

Ce n’est finalement que le 30 mai, cinq jours après le sommet, qu’une éclaircie leur permet de descendre. Chaque jour ils ont espéré. Déneigeant sans cesse leur abri de fortune, envoyant quelques messages via leur équipement satellite, le minimum pour économiser la batterie. Dès que le beau temps se confirme, ils avalent « 1.100 mètres de dénivelé » négatif dans une pente très avalancheuse. Par chance, ils arrivent en terrain plus sûr sans trop d’encombres. Malgré ces jours de cruelle incertitude, ils ont gardé suffisamment de moral et d’énergie pour être capables d’effectuer une telle descente. Après des jours bloqués dans le froid et le brouillard, leur ténacité a payé. Ils ont tenu bon et ont su saisir la première opportunité pour s’échapper.

Le dénouement est l’affaire de quelques minutes seulement. Le bruit des rotors de l’hélicoptère qui vient les récupérer au pied de la paroi est une délivrance. Quelques dizaines de minutes plus tard, les deux grimpeurs sont à Katmandou. Holecek partage alors une photo de lui, les pieds dans une bassine d’eau, assis sur son lit d’hôpital. On ne sait pas à quel point ses pieds ont souffert du froid mais l’aventure se termine bien. Compte tenu des risques de ne jamais sortir vivants de ce bivouac à 6.900 mètres dans le mauvais temps.

Illustration © DR

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