Industrie du ski : la dameuse plus écolo grâce aux satellites !

Des moteurs plus innovants répondant à des normes d’émissions plus strictes, des huiles biodégradables, les dameuses qui préparent les pistes de ski font des progrès en matière de réduction d’impact environnemental. Pour autant, le damage Zéro Emission n’est pas encore une réalité. Car déplacer des engins de plus de 10 tonnes sur des pentes parfois très vertigineuses nécessite de la puissance. Les moteurs électriques peinent à remplacer leurs homologues Diesel. Les satellites, eux, donnent un petit coup de main pour rendre le damage plus propre.

Des moteurs électriques

Depuis le début des années 2010, quelques dameuses hybrides ont fait leur apparition dans les stations. La PistenBully 600 E+ promet par exemple de réduire de 20% la consommation de carburant (16l/h vs 19,5 l/h affichés au catalogue du constructeur). Et du coup, les émissions de CO2 et autres particules baissent d’autant.

Un prototype d’engin 100% électrique est en cours de tests. « Il a déjà fait ses preuves dans la neige, et a réussi ses premiers essais de manière très convaincante » annonce le PistenBully. Avec une autonomie à charge complète de 2,5 à 3 heures, une telle machine n’est pas complètement adaptée aux usages actuels sur les domaines de ski alpin (où les machines tournent souvent toute la nuit sur des pentes à forte déclivité). Les domaines nordiques pourraient en revanche être plus intéressés. Présentée aux professionnels en 2019, cette machine n’est pas encore commercialisée.

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Les satellites font faire des économies

Si les dameuses propres ne sont pas encore une réalité, l’informatique permet désormais d’optimiser et peut-être de réduire son utilisation. Grâce à des modèles 3D et à la précision du système GPS, les machines peuvent désormais connaitre l’épaisseur de neige sous les chenilles. La précision est à quelques centimètres près. Idéal pour une répartition plus efficace de la neige. Au premier passage, les conducteurs sont mieux informés et peuvent agir en conséquence. Ils limitent ainsi les déplacements de la machine mais ils contribuent également à une cartographie permanente des hauteurs de neige. Indications indispensables pour économiser sur la production de neige de culture.  SnowSat chez PistenBully, Snow How chez le concurrent Prinoth, ces technologies sont désormais disponibles chez les deux  constructeurs actuellement en position de monopole.   

Illustration PistenBully 100E © Kässbohrer

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