télémédecine everest

La télémédecine au service de la sécurité des alpinistes de l’Everest !

Un opérateur d’expéditions à l’Everest travaille depuis plusieurs années sur l’utilisation de technologies de pointe pour une meilleure sécurité offerte à ses clients : la télémédecine est une de ses nouvelles armes.

Pionnière du recours à un débit très élevé d’oxygène en bouteille ou encore de l’utilisation de tentes hypoxiques pour se préparer à l’altitude chez soi, cette agence autrichienne va plus loin. Avec la télémédecine, il est désormais question de suivre l’état de santé des alpinistes en permanence. Surtout quand ils sont au cœur de leur ascension.

La télémédecine au service des grimpeurs de l’Everest

Il ne s’agit pas de permettre à des débutants toujours plus inexpérimentés de rejoindre des expéditions à l’Everest. Dans une interview pour Alan Arnette (lien en anglais), il explique la logique. L’ « intention est de rendre les choses plus sûres, pas de les rendre plus accessibles aux alpinistes inexpérimentés ». Et ces technologies n’ont d’ailleurs pas fait diminuer les pré-requis attendus par l’opérateur concernant l’expérience et la forme de ses clients. Un capteur dissimulé dans les moufles du grimpeur permet de mesurer le taux de saturation en oxygène dans le sang. Cette donnée est clé puisqu’en haute altitude, elle a tendance à diminuer, voire à passer sous des taux qui nécessiterait une mise sous respirateur.

Avec cette mesure objective, on peut donc éviter les mauvaises décisions quand le cerveau, la volonté de sommet et les sensations trompent l’alpiniste. Cette technologie, sortie tout droit de la médecine d’urgence, transmet ces données par satellite au camp de base. Là, on peut prendre des décisions à tête reposée. Demander au grimpeur de faire demi-tour, l’encourager à utiliser un débit d’oxygène plus important sur ses bouteilles, etc. L’objectif est ici de maintenir le niveau de saturation en oxygène au-dessus d’un certain niveau. C’est « juste impossible, si on reste au-dessus d’un certain niveau, de développer des problèmes de santé liés à la haute altitude ».

Un monitoring en temps réel expédié au camp de base de l’Everest

Pour avoir une vision encore plus complète, une autre innovation importée cette fois-ci de l’équipement militaire des forces spéciales. Des capteurs qui permettent notamment un électrocardiogramme permanent. Avec « ces données, vous pouvez même lire le niveau d’hydratation » du grimpeur, précise Lukas Furtenbach. Des technologies de pointe qui permettent notamment d’anticiper des problèmes cardiaques sur la montagne. Et de rectifier les erreurs de jugement des grimpeurs. Ces derniers peuvent se sentir en forme. Mais les données récupérées par ces appareils peuvent dire le contraire et éviter des catastrophes.

Depuis longtemps, l’opérateur en question investit dans ce domaine pour rendre les ascensions plus sûres. Aujourd’hui, il est l’une des rares agences à se prévaloir d’un taux de réussite maximal (100%) et d’aucune perte humaine sur ses expéditions. Il ne représente cependant qu’un tout petit volume des alpinistes qui tentent le sommet chaque saison. Et son approche tournée vers une sécurité maximale est loin d’être un standard du marché des expéditions.

Illustrations © Furtenbach Adventures

  

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Arnaud P

Passionné par l'univers de la montagne sous tous ses aspects, Arnaud est membre de la rédaction d'Altitude.News ! Originaire du sud de la France, ça ne l'a pas empêché de s'installer un temps en Savoie ! Il écrit des articles dans les catégories : Alpinisme, Rando/Trek, Business et Nature. Pour le contacter directement : arnaud@altitude.news !

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