2 millions de Népalais quittent Katmandou pour le principal festival de l’année !

Alors que la saison des expéditions sur les 8.000 se termine, le Népal tout entier se mobilise pour faire la fête. Si le Népal célèbre l’avènement de la démocratie chaque 19 février, c’est d’autres festivités, plus sacrées, qui mobilisent les habitants par millions. Elles marquent chaque année la période septembre – octobre et sont considérées par plus d’un Népalais comme bien plus sérieuses. Ce « festival », nommé Dashain, dure une quinzaine de jours. Il est célébré tant au Népal que dans certaines régions du nord de l’Inde, du Bhoutan ou chez certaines ethnies de Birmanie.

Si on trouve un rite hindou derrière ce festival, les Bouddhistes ou les Kirantis célèbrent également cette fête. Au fil du temps, elle est devenue bien plus qu’un simple rite religieux. Entre les soldes « spécial Dashain » dans la plupart des commerces du pays, les vacances scolaires, la fermeture des administrations et de nombreuses entreprises privées, le Népal est le pays qui tourne le plus au ralenti pendant cette période. Les habitants ont l’habitude de se retrouver en famille et quittent par centaines de milliers les grands centres urbains du pays pour regagner les campagnes. En 2007, le gouvernement a réduit le nombre de jours fériés – de 10 à 4 – mais de nombreuses entreprises et institutions continuent de fermer pendant tout le festival .

La victoire du bien sur le mal !

Pour ceux qui célèbrent le rite religieux, il est question de plantations de graines, d’eau bénite et de d’herbes sacrées. Une symbolique qui reprend l’histoire du combat entre la déesse Durga et le démon Mahishasura. Une bataille entre le bien et le mal qui voit triompher les divinités et reculer les démons. Des sacrifices animaux – de plus en plus décriés – font également partie de la fête. Les familles sont réunies et les plus jeunes se voient bénis par les anciens.

Pour l’édition 2019 de Dashain qui a débuté fin septembre, ce sont près de 1,9 millions d’habitants qui ont quitté la Vallée de Katmandou pour retrouver leurs familles. Ces flux de population, bien qu’habituels, provoquent des embouteillages interminables aux portes de l’agglomération. Ils génèrent aussi de nombreuses pratiques plus douteuses, comme une hausse soudaines des prix des tickets de bus ou l’émergence d’un marché noir du transport public. La grande majorité de ces Népalais voyagent en bus ; seuls quelques privilégiés utilisent l’avion ou leur véhicule particulier.  

Illustrations © DR

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