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Quel avenir pour la Charte du Parc National de la Vanoise ?

Premier parc national de France, la Vanoise a été créé en juillet 1963. Près de 40 ans après son voisin italien, le Parc du Grand Paradis. Objectif ? Protéger une faune et une flore en péril, notamment certaines espèces emblématiques comme le bouquetin. Il s’étend  sur plus de 500 km² en Savoie. Au Nord de la vallée de la Maurienne et au Sud de celle de la Tarentaise. Dominé par de nombreux sommets de plus de 3.000 mètres, le Parc est traversé par des centaines d’itinéraires de randonnées (en été). Mais aussi de ski de rando, d’alpinisme, d’escalade.

Les raisons de la discorde

Les contraintes générées par le Parc, notamment en lien avec le développement économique, ne datent pas d’hier. Déjà dans les années 70, le projet de création de la station de Val Thorens avait failli être enterré (il avait été in fine sacrément réduit). En avril 2015, une nouvelle charte d’adhésion au parc a fait grand bruit. Et pour cause, seule deux communes l’ont signée, contre 28 à sa création.

Ce texte, rendu obligatoire par une loi de 2006, rappelle les principes de protection du cœur du parc. Il donne aussi des orientations pour les aires d’adhésion (tout ce qui n’est pas dans le cœur, mais en périphérie).
Si dans tous les autres parcs nationaux de métropole et d’outre-mer, les communes ont signé à plus de 75% cette adhésion, il n’en va pas de même pour la Vanoise. Ici seules 2 communes ont signé : Peisey-Nancroix et la commune des Belleville (St Martin de Belleville…).

Soit 7% des collectivités concernées. Les autres ont pour la plupart fait payer au parc ce qu’elles lui reprochent depuis des décennies : être une entrave à leur développement.
Parmi les communes non-signataires, on compte parmi les plus grandes stations de ski de Savoie. Grosses machines qui cherchent par tous les moyens à s’étendre. Autre dossier problématique : le loup. La position du parc a toujours été assez « pro-loup » quand les communes en périphérie avaient à gérer la position des éleveurs mécontents.

Avec ce passif et ces dossiers complexes, difficile de croire que le tout jeune Directeur du Conseil d’administration du Parc, le maire de Peisey-Nancroix Laurent Trésallet arrivera à changer les choses rapidement. Mais dans cette tâche, il n’est pas seul, il est épaulé par Eva Aliacar, directrice du Parc depuis 2016 après un passage au Ministère de l’Ecologie.

EN SAVOIR PLUS > Lire la charte du parc

Arnaud P

Passionné par l'univers de la montagne sous tous ses aspects, Arnaud est membre de la rédaction d'Altitude.News ! Originaire du sud de la France, ça ne l'a pas empêché de s'installer un temps en Savoie ! Il écrit des articles dans les catégories : Alpinisme, Rando/Trek, Business et Nature. Pour le contacter directement : arnaud@altitude.news !

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Une réflexion sur « Quel avenir pour la Charte du Parc National de la Vanoise ? »

  1. Bonjour
    Merci pour votre article auquel j’apporte quelques précisions :
    Laurent Tresallet n’a pas été « Directeur » du Conseil d’administration du Parc national de la Vanoise, mais « Président » élu, … remplacé aujourd’hui par Rozenn Hars.
    Concernant le loup, vous dites, … »la position du parc a toujours été assez « pro-loup ».
    Le parc est à l’écoute des difficultés des éleveurs ; ce n’est pas une question de « positionnement » la loi veut que dans le cœur du parc national faune et flore soient protégées de manière exemplaire. Par ailleurs, le loup est une espèce protégée par la convention de Berne : http://www.loup.org/droit/convention.htm donc, la France se doit de le protéger sur l’ensemble de son territoire. Ce qu’elle fait avec des « nuances » qui autorisent des tirs dans des circonstances bien précises, cadrés par le « Plan Loup » (en dehors des zones protégées), sous la responsabilité des Préfets.

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