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18.02.18

K2. Aujourd’hui, Denis (qui mène la danse) et Adam (qui suit le rythme) ont profité d’un temps relativement calme pour atteindre le point le plus haut jamais atteint cette saison. Ils dorment ce soir à 6.800 m. Ils ont pu progresser rapidement, notamment grâce à de vieilles cordes de la saison dernière, encore accessibles. Prochaine étape pour la cordée de tête : 7.300m, l’équivalent du camp 3. Derrière eux, deux autres cordées équipent la voie. Krzysztof Wielicki a le moral qui remonte grâce à cette fenêtre météo qui offre  un sursaut d’activité à cette expédition au ralenti depuis de nombreux jours.
Everest. En revanche, côté Népal c’est le calme plat. L’équipe est toujours au camp de base. Toujours trop de vent.

K2
Progression sur le K2

17.02.18
K2.
Adam Bielecki et Denis Urubko sont montés jusqu’à 6.300 mètres. Deux cordées passent la nuit au Camp 1. Demain, la cordée de tête va tenter d’atteindre le Camp 3.
Everest.
Toujours à l’arrêt.

16.02.18
Pik Pobeda.
Premières images de l’ascension : la vidéo au sommet !
K2. Dans une interview à son retour en Pologne, Rafal Fronia se confie sur les chances de l’expé polonaise de réussir. « avec une fenêtre météo, les chances sont très bonnes. Mais si la météo fait des siennes, et on ne sait pas comment ça va se passer, alors les chances sont nulles ». Il souligne aussi que l’équipe a été assez surprise par les chutes de pierre des semaines passées : « normalement à cette période de l’année, il n’y a pas de chutes de pierre, pas en plein hiver ! ».
Aujourd’hui Malek et Chmielarski sont montés au Camp 1. Deux autres cordées devraient s’y diriger demain, notamment Adam Bielecki qui fait son retour sur la montagne depuis sa blessure au nez il y a 10 jours. L’objectif est d’atteindre le Camp 3 en deux jours si le temps le permet.
Everest. Toujours pas de fenêtre météo pour Txikon. Le journaliste polonais M. Rodak rappelait hier que d’après les plans initiaux, Alex Txikon a besoin de 4 jours de beau avec peu de vent pour réaliser le sommet. Patience donc.

15.02.18
K2. 
Vent trop violent pour envoyer qui que ce soit sur la voie. L’expédition est à l’arrêt. Si, comme le prétend Urubko, la fenêtre météo se présente pour le 20 février ; et que même le Camp 1 n’est pas pleinement opérationnel… cela devrait compliquer les possibilités d’ascension. Est-ce que cette expédition au K2 arrivera à ses fins ?
Everest. L’équipe est toujours en attente au camp de base mais semble garder un bon moral !
Nanga Parbat. Une cérémonie a eu lieu hier à 15h en l’église Stanislaus Kostka de Varsovie, en hommage à Tomek Mackiewicz. Autour de l’épouse et des enfants du grimpeur Polonais, l’église était pleine !
Pik Pobeda. Vol imminent pour retour vers l’Ouest !

14.02.18
Mont Hood.
Au coeur de l’Oregon, deux groupes d’alpinistes se sont retrouvés en difficulté sur les pentes du Mount Hood par des températures de -10°C environ. Un grimpeur a fait une chute de près de 200m. Héliporté, il était mort à son arrivé à l’hôpital. Sept autres grimpeurs ont pu être secourus alors qu’une tempête se préparait. La dernière victime sur cette montagne remonte à l’été dernier.
K2.
Le temps complique encore les choses sur le K2. Les porteurs de haute altitude devrait acheminer du matériel et des vivres jusqu’au Camp 1. Un camp 2 devrait prochainement être installé à 6.500m. Tout doit s’accélérer car une fenêtre météo semblerait se dessiner autour du 20 février pour une attaque du sommet.
Pik Pobeda. Après leur succès, l’équipe de Simone Moro est sur le chemin du retour. Ils ont rejoint une vraie route dans la journée d’hier (finies les rivières gelées qui servent de piste!). Ils viennent d’arriver dans la capitale de la province : Iakoutsk. Même s’il fait toujours froid, c’est un vrai retour à la civilisation. La ville compte quelques 300.000 habitants et est un important centre minier, spécialité : le diamant !
Depuis Iakoutsk, un avion ramènera l’équipe en Europe.
Everest. La neige s’est invitée sur le Camp de Base !

13.02.18
K2. 
Urubko a atteint les 6.500m hier, il a repéré pas mal de vieilles cordes fixes qui pourraient en partie être réutilisées. Aujourd’hui, deux alpinistes polonais et deux porteurs de haute altitude sécurisent la voie jusqu’au Camp 1 où ils devraient dormir cette nuit. La météo n’est pas très favorable mais le temps presse alors les hommes sont dans la voie ! Quelques photos de ce nouvel itinéraire:

Sur son blog, Denis Urubko rappelle qu’ils auraient du changer de voie depuis bien longtemps. Qu’il a fallu attendre deux accidents qui auraient pu être bien pires. Si ça ne tenait qu’à lui, ce ne serait pas l’éperon des Abruzzes, mais la face Est. Mais il le dit lui même : « je suis un combattant discipliné ! » alors il exécute les ordres.

12.02.18
Everest. Une courte fenêtre météo semble se dessiner pour sur le milieu de la semaine. Pas sûr que ce soit suffisant pour une tentative au sommet. L’équipe d’Alex Txikon risque fort de devoir patienter encore un peu…
K2. L’équipe polonaise a réalisé sa première sortie sur l’éperon des Abruzzes hier. Deux alpinistes sont montés jusqu’à 5.650m. Aujourd’hui, la journée n’est pas très ensoleillée mais le vent n’est pas très fort, la conquête des mètres de dénivelé devrait continuer ! Notamment avec Denis Urubko qui a quitté le camp de base pour monter dans la paroi. 2 autres grimpeurs devraient suivre son exemple dans la journée.
Nanga Parbat. Des informations de plusieurs médias étrangers font état d’une mission pour aller chercher le corps de Tomek Mackiewicz à plus de 7.200m sur le Nanga Parbat. Malgré les pressions du père de la victime n’auraient pas permis de décider l’agence pakistanaise à lancer cette mission en hiver. Ils devraient attendre le début de l’été pour se risquer à cette altitude. Six hommes devraient être nécessaires pour arracher le corps de Tomek à la montagne. Contacté, l’himalayiste italien Daniele Nardi – grand expert du Nanga Parbat – aurait décliné la proposition à rejoindre cette équipe.

11.02.18
Pik Pobeda.
C’est chose faite, la cordée Simone Moro / Tamara Lunger vient de réaliser son objectif hivernal ! Première ascension hivernale du Pik Pobeda, supposé être l’une des montagnes les plus froides du monde. 7 heures de montée, 4 heures de descente. Il a neigé non-stop pendant toute l’ascension et le froid était très vif mais le succès est là ! 
K2.
Comme en s’en doutait déjà hier, c’est la voie des Abruzzes qui a été choisie par l’équipe de Krzysztof Wielecki pour continuer leur aventure en optimisant la sécurité. L’itinéraire choisi est moins exposé aux chutes de pierres. De son côté, Rafael Fronia a pu être héliporté vers Skardu.

10.02.18
K2.
L’expédition est en train de revoir sa tactique. Elle abandonne l’itinéraire exploré jusqu’alors. La voie des Basques (ou voie Cesen) est jugée trop risquée. Il faut maintenant réfléchir à une autre voie. Plusieurs observateurs penchent pour l’Eperon des Abruzzes, que la voie des Basques rejoint à mi-hauteur : ils n’étaient pas encore arrivés assez haut pour effectuer cette jonction.
Les conditions météo ont jusqu’à maintenant empêché l’hélicoptère de venir récupérer Fronia, peut-être ce dimanche.

09.02.18
K2.
Tomala, Fronia, Malek et Chmielarski sont dans la voie. Le soleil brille mais le vent devrait faire son retour dans la journée. Une nouvelle chute de pierres a touché un grimpeur. C’est Rafal Fronia qui a été touché à l’avant-bras. Il souffre d’une fracture mais a pu regagner le camp de base. Il sera très prochainement héliporté jusqu’à l’hôpital le plus proche, à Skardu (probablement demain matin). Il sera ensuite rapatrié en Pologne. L’expédition est terminée pour Fronia. Déjà deux départs après celui de Jaroslaw Botor (pour des raisons personnelles).
Everest. Toujours au camp de base, le temps n’est pas propice à une tentative immédiate.

08.02.18
K2.
Neige toute la nuit sur le camp de base. Sur son blog, Denis Urubko émet des doutes sur les choix tactiques de l’équipe. Il est pessimiste sur la possibilité de succès par la voie actuellement empruntée. Il évoque le souvenir de la précédente expédition qui ne dépassa pas les 7.650m.
Everest. Toujours en stand-by au camp de base en attente d’une fenêtre météo. Pour l’instant elle ne vient pas mais les conditions peuvent évoluer rapidement. L’équipe espère pouvoir tenter le sommet dans les jours qui viennent, peut-être à partir du 11/02. Alex Txikon, pédagogue, nous montre la différence de conditions entre janvier et mai, notamment au niveau du vent. (Ci-dessous).

07.02.18
K2. Le vent semble plus acceptable aujourd’hui. Après avoir dormi au Camp 1, Maciek Bedrejczuk se dirige vers le Camp 2. Janusz Golab et Adam Bielecki sont partis du Camp de Base, leur objectif était également le Camp 2. Et demain peut-être le Camp 3. Mais l’histoire s’est compliquée. Sous le camp 1, Bielecki a été percuté par une pierre. Résultat : nez cassé et 6 points de suture. Et retour au camp de base pour quelques jours de repos après une belle frayeur.
Everest. L’équipe se repose au Camp de Base. Le vent y souffle à près de 70 km/h. Une partie des équipements de l’Icefall a été endommagée et une équipe de Sherpas a été dépêchée sur place pour réparer les cordes et les échelles.
Pik Pobeda. Le premier camp a été installé comme prévu. Les températures tournent autour de -40°C. Il reste environ 8 kilomètres jusqu’au pied de la face à gravir. L’équipe a exploré la montagne jusqu’à l’altitude de 2.000m.
Masherbrum II. 3 pakistanais qui voulaient s’attaquer au Masherbrum II, au Pakistan, viennent de renoncer. Trop de neige. Risques d’avalanches trop importants. Ils ont fait demi-tour au Camp 1. Sur leur chemin du retour, ils ont croisé Jaroslaw Botor qui était en transit à Skardu. Décidemment, il y a du monde dans cette région du Pakistan cet hiver !
NangaParbat. Sciences et Avenir s’intéresse de près aux gelures d’Elisabeth Revol, à lire !

06.02.18
K2.
Urubko et Kaczkan ont quitté le Camp 2 où ils avaient passé la nuit. Ils se sont dirigés vers le Camp 3. Les vents ne se sont pas vraiment calmés. Ils ont du faire demi-tour, les vents étaient vraiment insoutenables. Un grimpeur reste au Camp 1 pour la nuit, tout le reste de l’équipe est au Camp de Base.
Everest. Les vents se déchaînent sur le plus haut sommet du monde. Aujourd’hui, ils pourraient atteindre les 170 km/h au sommet, le rendant purement et simplement hors d’atteinte. Même plus bas, les vents sont très forts, à près de 110 km/h à seulement 6.500m. Les grimpeurs doivent être patients et se préparer pour pouvoir tenter quelque chose dès que la météo leur en laissera l’opportunité.
Pik Pobeda. Selon leurs trackers, l’équipe semble progresser. Un camp a été établi entre 1.200 et 1.400m, dans le froid sibérien.
Nanga Parbat. Méfiez-vous, des initiatives sont apparues ces derniers jours sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter), vous encourageant à donner de l’argent pour financer une expédition pour aller chercher Tomek Mackiewicz. Il serait toujours en vie, promettent les personnes qui disséminent ces demandes de dons. Rien de tout ce qu’ils avancent n’est authentifié. Attention aux arnaques donc. Le seul site de confiance identifié est celui mis  en place au moment du sauvetage sur Gofundme.
SnowLeopard. L’expédition russe qui cherche à conquérir en hiver tous les 7000+ de l’ex-URSS devait atteindre ces jours-ci le sommet du Pic du Communisme au Tadjikistan (7.495m). La météo les a forcé à battre en retraite. Ce ne sera pas pour cette année.

05.02.18
K2. Deux alpinistes polonais sont dans la voie. Entre le Camp 1 et le Camp 2 (Marcin Kaczkan et Denis Urubko). Le vent devrait forcir au cours de la journée.
Rafal Fronia rappelle non sans un certain lyrisme les difficultés auxquelles ils font face : « Il y a toujours un ennemi. (…) Notre ennemi : c’est le vent. Il va essayer de mordre nos flancs, de nous attaquer. Notre seule défense : les cordes. Tentes ancrées, des cordes qui harnachent tout. ».
Everest & Pik Pobeda. Pas de nouvelle, bonne nouvelle !

04.02.18
Nanga Parbat. Pendant ce week-end, des communication discordantes ont un temps évoqué que la France avait finalement proposé de payer les frais engagés pour le sauvetage. Il n’en est rien. L’ambassade de France au Pakistan a bel et bien présenté une facture de 31K€ à l’équipe du Nanga Parbat.

03.02.18
Nanga Parbat. Le Docteur Champly a rédigé un rapport médical concernant les causes probables du décès de Tomek Mackiewicz suite à ses échanges avec Elisabeth Revol. Tous les symptômes détaillés par la Française le poussent à penser que le Polonais avait développé un Oedème Pulmonaire de Haute Altitude (OPHA). Une fois seul, son espérance de vie n’était pas plus longue que 3 à 4 heures. Dans ce cas de figure, le malade s’endort et meurt dans son sommeil : « Tomek est très probablement mort dans les heures qui ont suivit en s’endormant et sans souffrir du tout ». Lire le rapport complet.

Ci-après, Adam Bielecki (en vert) en train de descendre la paroi Kinshofer au Nanga Parbat, à ses côtés, Elisabeth Revol. 

02.02.18
K2. Une fenêtre de beau temps s’ouvre sur l’expédition polonaise. Elle pourrait durer jusqu’à 4 jours : si le vent reste très soutenu au sommet, il sera acceptable plus bas. Idéal pour avancer dans l’équipement de la voie vers des camps plus haut en altitude. 2 grimpeurs sont entre le Camp 1 et le Camp 2. Deux autres sont partis du camp de base pour rejoindre le camp 1!
Denis Urubko et Adam Bielecki sont enfin arrivés ce matin au camp de base, depuis la fin du sauvetage en début de semaine, ils étaient bloqués à Skardu par le mauvais temps.
Nanga Parbat. Les déclarations d’Elisabeth Revol depuis son lit d’hôpital font réagir l’opinion publique polonaise. « Cette décision m’a été imposée » a-t-elle confiée aux journalistes venus l’interroger en parlant de descendre seule en laissant Tomek Mackiewicz. Nombreux sont les internautes à vouloir en savoir plus sur les éléments utilisés pour motiver cette décision.

<< A son réveil, elle était en chaussette >>

01.02.18
Nanga Parbat.
Depuis l’hôpital de Sallanches, Elisabeth Revol a évoqué sa descente. Sa gelure au pied ? Elle la doit à une violente hallucination, en pleine nuit. Elle a « vu » une personne venir lui apporter une boisson chaude, qui lui a demandé sa chaussure en échange. Alors, elle s’est déchaussée à demi-endormie. A son réveil, elle était en chaussette. 5h sans chaussure par des températures glaciales. Lisez cet article de Summit-Day pour mieux comprendre ce phénomène d’hallucinations en haute altitude.
K2. Les conditions s’améliorent un peu. Arthur Małek et Marek Chmielarski sont dans la voie jusqu’au Camp 1 maximum, objectif : vérifier que les cordes installées ont bien résisté aux vents violents. Jaroslaw Botor, l’un des sauveteurs du Nanga Parbat, médecin, quittera le groupe sous peu. Il doit rentrer en Pologne pour des raisons personnelles.
Everest. Le camp IV n’a pas été atteint mais la voie est équipée jusqu’à 7.850m. Le temps s’est un peu compliqué et un des membres de l’équipe ne se sentait pas trop bien, ils ont préféré accélérer leur redescente au Camp de Base. Ci-dessous, un aperçu des vents qui soufflent sur l’expédition d’Alex Txikon. Entre 7.000 et 8.000, ils peuvent atteindre les 130km/h.

Retrouver le reste du Live (avant février 2018)

Expéditions hivernales 2018 – Suivez le Live
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