Expéditions hivernales 2019 : dans le caisson hyperbare des Russes au K2

Alors que les hommes du Nanga Parbat ne sont pas encore décidés sur la suite de leur expédition, Simone Moro se souvient de son succès d’il y a 8 ans. Au K2, les Russes se reposent dans leur caisson hyperbare.

Décision imminente au Nanga Parbat

Daniele Nardi et Tom Ballard ont quitté le camp de base ce matin pour rejoindre le camp 2. Après cette longue période de mauvais temps, l’heure est à l’évaluation des dégâts. Retrouveront-ils les tentes sous des mètres de neige ? Les fortes rafales de vents les auront-elles laissées intactes ? La semaine dernière, c’est le Camp 3 qui était dévasté. Si le Camp 2 a subit le même sort, il est possible que l’expédition au Nanga Parbat vive ses dernières heures. La quantité de matériel et de vivres perdues pourrait compromettre la suite de l’aventure. Une décision est attendue dans les prochaines heures. Nous verrons si l’équipe dispose de suffisamment de matériel, et d’énergie, pour continuer.

Anniversaire pour Simone Moro

Revenu du Manaslu où son expédition a été bloquée par la météo, Simone Moro fêtait hier un bel anniversaire. Le 2 février 2011, 8 ans plus tôt, il était au sommet du Gasherbrum II pour la première ascension hivernale. A ses côtés, Denis Urubko et Cory Richards. C’était à l’époque le premier sommet de plus de 8.000 mètres du Karakoram à être gravi en hiver. Allaient suivre le Gasherbrum I (en 2012), puis le Broadpeak (en 2013). Le Nanga Parbat allait patienter jusqu’en 2016. Aujourd’hui, il ne reste plus que le K2, sur lequel deux expéditions sont actuellement installées.

Le K2 se prépare à une fenêtre de beau temps

Alors que le beau temps n’est pas encore revenu, trois membres de l’équipe russe sont allés jusqu’au Camp de Base avancé aujourd’hui. Objectif : y déposer du matériel en vu d’une nouvelle sortie vers le haut prévue demain. Ils semblent seuls à s’attendre à du beau temps demain, les prévisions pour les 4 prochains jours étant encore très maussades. En attendant, les Russes ont utilisé hier un caisson hyperbare pour aider les membres de l’équipe à récupérer. Le fonctionnement est simple, en faisant varier la pression à l’intérieur du caisson, les grimpeurs expérimentent une perte d’altitude importante. Les organismes sont plus à même de récupérer quelques centaines ou milliers de mètres plus bas ; ils simulent ainsi une redescente temporaire dans la vallée.

Chez les Espagnols, Marek Klonowski ne devrait pas rejoindre l’équipe. Sa maladie est plus grave que prévu.  

Illustration caisson hyperbare K2 © Vagida Salimova

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