Lamy Makalu

Après son deuxième Everest, Jonathan Lamy met le cap sur le Makalu !

Le Français avait gravi l’Everest il y a quelques jours. Désormais, Jonathan Lamy est au Camp 2 du Makalu. Ce 8.000 voisin de l’Everest, 8.485 mètres, n’est autre que la 5ème montagne la plus haute du monde. Et elle a un rapport tout particulier avec la France.

Jonathan Lamy avait promis une surprise à l’issue de son aventure à l’Everest. Sa deuxième ascension du toit du monde n’était donc qu’une entrée en matière. Le moniteur de ski et pompier s’attaque donc à un autre 8.000, le Makalu, à la frontière entre le Népal et la Chine. La météo n’est pas optimale mais Jonathan a bon espoir qu’une amélioration dans les heures à venir permette de tenir le calendrier. Un sommet pour le 24 mai. S’il réussissait, il s’agirait de son 4ème 8.000. Il a déjà gravi l’Everest (2 fois), le Lhotse et le Manaslu.

Le Makalu et la France

C’était il y a 67 ans, l’expédition française menée par Lionel Terray et Jean Couzy arrivait au sommet pour la première fois. L’année précédente, des Américains et des Néo-Zélandais avaient bien tenté leur chance sur le Makalu, mais sans succès. Cette année-là, une première reconnaissance française avait permis la réalisation de premières ascensions des 7.000 voisins : le Chomo Lonzo et le Kangchungtse. Dans les deux cas, Lionel Terray était de la partie. En mai 1955, c’est donc au sommet du Makalu que parvienne Terray et Couzy. Mais ils ne seront pas les seuls au sommet puisque Jean Franco (leader de l’expédition), Guido Magnone, Gyalzen Norbu Sherpa, Jean Bouvier, Serge Coupé, Pierre Leroux et André Vialatte parviendront également au sommet dans les heures et les jours qui suivront. La quasi-totalité de l’équipe a ainsi réussi l’ascension. La voie des Français, ouverte ce printemps 1955, est depuis la voie normale du Makalu emprunté par la plupart des ascensionnistes. .

Mais la première ascension n’est pas la seule réalisation française d’ampleur sur le Makalu. En 1971, Yannick Seigneur et Bernard Mellet ouvrent le très technique Pilier Ouest. En 1988, c’est Marc Batard qui signe un record de vitesse toujours sur ce fameux pilier Ouest. A l’automne 1989, c’est Pierre Béghin qui ouvre une nouvelle voie en face sud. Il la gravit en solitaire et sans oxygène. Enfin, c’est sur le Makalu que Jean-Christophe Lafaille a disparu durant l’hiver 2006 alors qu’il était engagé dans la première hivernale en solitaire.

Illustrations Makalu © Jonathan Lamy via Facebook

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