compagnies aériennes népal

Au Népal, les compagnies aériennes dans la tourmente !

Dans le monde entier, la pandémie de covid-19 a provoqué une brutale chute du trafic aérien. Les plus grandes compagnies aériennes de la planète ont été contraintes de clouer leur flotte au sol. Certaines ont d’ores et déjà déposé le bilan ou ont été placées en redressement judiciaire. Comme Air Mauritius ou South African Airways. La géante du golfe, Emirates, estime que le trafic ne reviendra pas à la normale avant 18 mois, minimum. Le secteur aérien du Népal n’échappe pas à cette crise.

Lire aussi : 5 ans après le tremblement de terre, le Népal tente de se relever

Le secteur pourrait se consolider autour de quelques acteurs

Alors que les marges sont traditionnellement tirées vers le bas par une forte compétition entre opérateurs, les compagnies népalaises sont fragiles. Jusqu’à présent, elles parvenaient à équilibrer leurs comptes en proposant des tarifs plus élevés pour les touristes étrangers. Le tourisme marque une pause dans le pays, pour cause de confinement et de fermeture des frontières. Les difficultés n’ont donc pas tardé à surgir. La seule solution pour survivre ? Les regroupements et fusions de compagnies. « Compte tenu du nombre élevé de compagnies aériennes au Népal, le débat sur les fusions avait commencé avant même le confinement. Mais à la lumière des événements récents, les compagnies aériennes vont se retrouver dans une situation très difficile si elles ne fusionnent pas » explique Yograj Sharma Kandel de l’Association des Compagnies Aériennes du Népal au Nepalitimes (en anglais).  

Une intervention du gouvernement à venir

Aujourd’hui, le Népal compte près d’une quinzaine de compagnies (internationales, domestiques, hélicoptère). Les experts estiment qu’il pourrait n’en rester que 5 ou 7 à la fin de la crise.  « Les compagnies d’hélicoptères qui n’ont que deux ou trois hélicoptères seront probablement les premières à fusionner » explique la CAAN (l’Autorité d’Aviation Civile népalaise). Pour autant, ces fusions ne sont pas garanties. Elles doivent être autorisées par l’Etat et les principaux opérateurs pourraient tenter de les éviter. Ils « feront d’abord pression pour obtenir un renflouement du gouvernement » prédit un ancien responsable de la CAAN.

Lire aussi : Des hôtels fermés jusqu’en novembre au Népal, une saison d’automne condamnée ?

Illustration © Steve Hicks – CC BY-SA 2.0

Arnaud P

Passionné par l'univers de la montagne sous tous ses aspects, Arnaud est membre de la rédaction d'Altitude.News ! Originaire du sud de la France, ça ne l'a pas empêché de s'installer un temps en Savoie ! Il écrit des articles dans les catégories : Alpinisme, Rando/Trek, Business et Nature. Pour le contacter directement : arnaud@altitude.news !

Voir tous les articles de Arnaud P →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *