Les hôtels 5 étoiles de Katmandou, chargés d’histoire

Même en haute saison, se loger à Katmandou est largement faisable et généralement bon marché. Vous trouverez sans difficulté des logements simples de type auberge de jeunesse où la chambre double, Wifi inclus, est vendue pour moins de 10 €. Certains hébergements sont un peu éloignés du centre donc soyez attentifs au moment de votre réservation. A l’opposé de ces chambres premier prix, la capitale népalaise a vu pousser depuis plus d’une décennie toute une série d’hôtels (dits) de luxe. Les 5 étoiles sont une norme locale.

On y trouve pêle-mêle des hôtels répondant aux normes internationales en la matière, mais aussi des établissements aux standards plus discutables. Les 5 étoiles à 22 € la nuit sont, à ce titre, un choix risqué. Les chaînes internationales présentes à Katmandou sont les suivantes : Hyatt, Radisson, Crowne Plaza, Shangri-La et Marriott. Comptez de 120 à 180 Euros la nuit en chambre double.

Mais il peut être judicieux de s’éloigner des chaînes internationales pour tester des opérateurs locaux. A l’image du Yak & Yeti, un ancien palais reconverti en hôtel, fréquenté pendant des décennies par la crème des alpinistes du monde entier. Ou du Dwarika, un véritable musée.

Un hôtel dans un Palais du XIXème siècle

C’est en 1885 qu’un Maharaja prit la décision de construire un théâtre et une résidence pour sa famille, le Palais Lal Durbar ou Palais Rouge. Il fit alors venir le marbre rouge d’Italie. De nombreux accessoires et décorations firent également le voyage depuis l’Europe. Plusieurs décennies plus tard, un mystérieux Russe devenu ami avec le roi Tribhuvan s’installa à Katmandou. Il ouvrit un hôtel « de luxe » baptisé Royal Hotel avec l’aide du fils du roi. Son restaurant, le Yak & Yeti, jouissait d’une grande popularité, l’élite locale et les visiteurs étrangers – notamment les alpinistes – y descendaient régulièrement..

Fermé en 1969, l’hôtel allait renaître de ses cendres en 1977 dans l’ancien Palais rouge, le fameux construit en 1885, à la faveur de l’intervention d’un homme d’affaires indien et d’un prêt de la Banque Mondiale. Au départ, seules 120 chambres furent aménagées dans le bâtiment. Puis une extension de quelques 150 chambres supplémentaires ouvrit en 1990. Aujourd’hui, le restaurant a changé de nom, c’est l’hôtel tout entier qui s’appelle le « Yak & Yeti ». La partie historique du palais abrite le centre de congrès de l’hôtel. Un ensemble qui garde le faste de l’époque, en témoigne la salle Dynasty. Photo ci-dessous.

Salle Dynasty Yak & Yeti

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Le Dwarika et sa collection de boiseries

Autre hôtel de luxe, probablement le plus cher de Katmandou : le Dwarika. Il tire son nom de son fondateur Dwarika Das Shrestha. Né au Népal, Dwarika suivit des études en Inde avant de revenir au pays pour aider son développement. Dans le premier hôtel qu’il ouvrit en 1952, les pèlerins étaient ses principaux clients. Années après années, il assista à la transformation de son pays et notamment de son architecture. Les bâtiments traditionnels, généralement en bois, étaient remplacés par des structures en béton. Plus résistante ? Peut-être. Mais ce n’était pas l’âme de son pays.

C’est ainsi qu’il décida de conserver l’architecture traditionnelle népalaise dans son hôtel. A chaque fois qu’un bâtiment se voyait détruit, il achetait pour des bouchées de pain les boiseries, fenêtres, poutres… Une collection à la valeur inestimable. Sur un terrain qui abritait la maison familiale, Dwarika ouvrit l’actuel hôtel éponyme en 1977.
Encore géré par des descendants du fondateur, l’hôtel apparaît comme l’une des plus grandes collections au monde de boiseries datant du XIIIème siècle à nos jours. L’hôtel est un peu à l’écart du centre touristique, dans le quartier de Gaushala.

hotel dwarika katmandou

Illustration © Yak&Yeti / Dwarika Hotel

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