Le métabolisme des sherpas pourrait aider à soigner de nombreux malades

Les sherpas pourraient bien aider l’humanité toute entière, et plus seulement les alpinistes qui s’aventurent sur les sentiers népalais. Une nouvelle étude, menée par l’University College de Londres, s’est penchée sur le métabolisme des sherpas. Dans le cadre d’un programme baptisé « Xtreme Everest 2 », les chercheurs ont essayé de comprendre comment le peuple sherpa arrivait à être aussi à l’aise à haute altitude. Ils ont ainsi étudiés des sherpas et des habitants des plaines, à basse altitude et sur l’itinéraire d’accès au camp de base de l’Everest, à plus de 5.000 mètres.

Les métabolismes sherpas s’adaptent différemment

Il faut préciser que des études passées avaient démontré un phénomène étrange. Contrairement à tous les autres habitants de la planète, y compris des peuples de haute altitude comme ceux vivant dans les Andes ou en Ethiopie, les sherpas ont un mode d’adaptation très spécifique à l’altitude. En effet, leur organisme n’augmente pas le taux de globules rouges dans le sang pour capter plus d’oxygène et ainsi faire face à sa faible concentration dans l’air. C’est bien ce qui se produit lors du processus d’acclimatation de tous les autres humains, mais pas chez les sherpas.

Cette nouvelle étude explique que les métabolismes sherpas ne s’adaptent pas pour capter plus d’oxygène dans l’air ambiant. En revanche, leur corps parvient à maximiser l’oxygénation des tissus. En gros, la composition de leur sang varie peu, et c’est l’efficacité de la distribution de l’oxygène dans les tissus qui progresse. Cette spécificité comporte un avantage sérieux. Car augmenter le taux de globules rouges dans le sang le rend plus épais, plus visqueux. Le sang circule moins bien et ouvre la voie à des effets collatéraux problématiques, comme des embolies.

Des applications futures dans nos hôpitaux

Les chercheurs regardent ces phénomènes avec intérêt pour leur adaptation possible dans l’univers des traitements médicaux. Les questions d’oxygénation et de débits sanguins sont une problématique réelle chez les patients en soins intensifs, ou traités pour des affections graves. Ces recherches pourraient ainsi déboucher sur de nouvelles manières de faire face à ces problèmes dans nos hôpitaux, situés bien loin des pentes de l’Everest.

Envie de lire l’étude complète, c’est ici !

Illustration métabolisme des sherpas © Xtreme Everest

Le métabolisme des sherpas pourrait aider à soigner de nombreux malades
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