trekkeurs

Les trekkeurs sont aussi victimes du mal des montagnes

Les himalayistes parvenant à 8.000 mètres ne sont pas les seuls exposés au mal des montagnes. Les trekkeurs, plusieurs milliers de mètres plus bas, connaissent aussi ce phénomène. Et eux aussi peuvent connaître des fins tragiques.

On évoque régulièrement les tragédies qui se produisent durent les expéditions himalayennes. Ces derniers jours, plusieurs alpinistes ont ainsi perdu la vie en tentant d’escalader les plus hautes montagnes du monde. Comme l’Everest. Pourtant, à deux pas de là, certaines morts restent confidentielles, ne suscitant manifestement que peu d’intérêt. Chaque saison pourtant, les touristes qui pratiquent le trekking dans les hautes vallées népalaises comptent plusieurs morts dans leurs rangs. Il y a quelques heures, une randonneuse de 55 ans est ainsi décédée au Centre Médical de Gokyo (région de l’Everest) dans une région surnommée « la vallée de la mort » en référence aux nombreux trekkers mal préparés et victimes du mal des montagnes.

Contrairement aux expéditions sur les hauts sommets, il n’y a pas de statistiques officielles concernant les treks. Sur le terrain, l’explosion du nombre d’évacuations héliportées a certainement fait diminuer un nombre évalué à 10 par an il y a une dizaine d’années. Un total impressionnant qui ne concerne que la région de l’Everest. Mais il est à mettre en parallèle du nombre de trekkers dans le secteur. Une année « normale » , ils peuvent être 30.000 à randonner sur les sentiers de la vallée de l’Everest. Un taux de mortalité bien moins impressionnant que celui qui concerne les alpinistes en quête de 8.000. Le nombre de morts peut être équivalent alors que les alpinistes ne se comptent que par quelques centaines.

Une chose est sûre, le mal des montagnes peut vous toucher dès votre descente de l’avion à Lukla (entrée de la vallée de l’Everest). Ce n’est pas forcément grave, il faut juste être attentif pour éviter les complications.

Comment éviter un trek qui vire au drame ?

Pour éviter toute complication médicale liée à l’altitude, voici quelques conseils simples.

  1. Un check-up avant de partir. Un petit tour chez votre médecin pour vous assurer que vous êtes en pleine forme est vivement conseillé. Notamment au-delà de 50 ans. Si vous avez des antécédents cardiaques ou des problèmes respiratoires, demandez conseil à votre médecin.
  2. Une progression lente. Pour que votre corps s’acclimate tranquillement à l’altitude, et puisse gérer le manque d’oxygène, il faut y aller doucement. Il est ainsi déconseillé de gagner trop vite en altitude. Sur le trek du camp de base de l’Everest, mieux vaut respecter les traditionnels « paliers » avec notamment des jours de repos à certains endroits. Même si vous ne ressentez pas de fatigue particulière, un jour de pause peut permettre à votre corps de mieux faire face.
  3. Ecoutez votre corps. Soyez à l’écoute des symptômes. Forts maux de tête, vomissements, vertiges. Le meilleur moyen pour les faire disparaitre est de redescendre, de perdre en altitude. Et d’attendre que l’organisme s’acclimate. Attention aux différents médicaments supposés calmer le mal des montagnes. Dans bien des cas, ils cachent surtout les symptômes. Là encore demandez conseil à votre médecin. Certains lodges proposent de l’oxygène en bouteille ou des caissons hyperbares qui permettent de simuler une descente. Ils sont généralement prévus pour les cas les plus graves. Si les symptômes persistent et s’aggravent, il faudra une prise en charge médicale.
  4. Une bonne assurance. Les services de secours au Népal sont privés. Si vous comptez sur une évacuation gratuite, passez votre chemin. Mieux vaut donc prévoir une assurance qui couvre ce genre de désagrément et qui saura vous amener jusqu’à un hôpital ou une clinique en mesure de vous prendre en charge.

Ces conseils ne constituent pas une garantie mais permettent de réduire les risques.

Illustrations © Pixabay

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