braconnage

Les braconniers profitent du confinement pour chasser en montagne !

Dès le 24 mars dernier, le Népal est entré dans une longue période de confinement face au coronavirus. Des grandes villes aux villages de montagne, tous les habitants ont été priés de rester chez eux. Une solution inévitable dans un pays en grande proximité avec la Chine et dont le système de santé est très fragile. Si l’impact de cette période sur le tourisme est évident, d’autres conséquences négatives sont d’ores et déjà constatées. Comme ces braconniers qui ont ressorti armes et pièges pour s’aventurer dans les montagnes et forêts du pays.

Le « braconnage a augmenté, le personnel de sécurité et le personnel du bureau forestier ayant cessé de patrouiller régulièrement dans les zones forestières pendant le confinement » explique l’Himalayan Times (en anglais) . Plusieurs témoins ont trouvé de la viande d’animaux sauvages sur plusieurs marchés, notamment à Martadi, dans l’ouest du pays. Des cervidés et des ours étaient notamment au menu… Les peaux, elles, se font plus discrètes. Elles ne se vendent pas au Népal et prennent généralement la direction du Tibet ou de l’Inde.

Des animaux et du bois de chauffage dans le Tarai

Dès le mois de mars, les braconniers ont également rejoint les forêts pour couper du bois de chauffage, dans des zones où la déforestation est interdite. C’était le cas dans plusieurs zones du Teraï, comme l’expliquait le Kathmandupost (en anglais). Les patrouilles de garde forestiers ont été renforcée pour faire face à cette contrebande de bois.

Lire aussi : Victime d’un piège artisanal, le bouquetin retrouvé mort.

Des cerfs musqués au pied de l’Everest

Fin avril, c’est dans le Parc National de Sagarmatha, au pied de l’Everest que des braconniers ont sévi. Six cerfs musqués de l’Himalaya ou chevrotains porte-musc (lointains cousins des cervidés que nous connaissons en Europe) ont ainsi été retrouvés morts dans la forêt de Kanjuwa. Les cadavres avaient été abandonnés par les malfaiteurs. Ils avaient récupéré les poches de musc que portent les mâles et qui peuvent se revendre jusqu’à 500 Euros pièce. Ce musc est utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise ou encore en cosmétique . Mais ces animaux sont considérés comme « en danger » par l’UICN précise le Nepalitimes (en anglais). Les bêtes sont bien mortes mais plusieurs braconniers ont été arrêtés par la police.

Crédits © DAWA NURU SHERPA – Facebook

Arnaud P

Passionné par l'univers de la montagne sous tous ses aspects, Arnaud est membre de la rédaction d'Altitude.News ! Originaire du sud de la France, ça ne l'a pas empêché de s'installer un temps en Savoie ! Il écrit des articles dans les catégories : Alpinisme, Rando/Trek, Business et Nature. Pour le contacter directement : arnaud@altitude.news !

Voir tous les articles de Arnaud P →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *