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Dexaméthasone : le médicament des himalayistes soignerait le covid-19 ?

L’essai clinique Discovery vanterait les mérites de la dexaméthasone dans le traitement des formes graves de covid-19. Des chercheurs anglais l’affirment même si les résultats détaillés restent confidentiels à ce stade. Ce corticostéroïde permettrait d’augmenter les chances de survie des malades nécessitant une assistance respiratoire. La dexaméthasone est un anti-inflammatoire puissant, utilisé pour traiter certains aspects de l’eczéma, d’allergies, de maladies inflammatoires de l’intestin ou même l’arthrite. Un médicament ancien également utilisé en montagne.

La dexaméthasone utilisée en médecine d’expéditions !

Les médecins d’altitude connaissent bien ce médicament. On le retrouve dans le sac de ces experts qui accompagnent des expéditions à très haute altitude. Et même dans la poche de certains himalayistes. Car l’une des utilisations de la dexaméthasone est bien de traiter une des conséquences du mal des montagnes : l’œdème cérébral de haute altitude.

La prise de ce traitement permet notamment à l’organisme une plus grande absorption d’oxygène. Une aubaine à très haute altitude quand le « manque d’air » entraîne de nombreuses complications.

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La « dex », un produit dopant ?

Ces dernières années, la « dex » aurait vu son utilisation détournée en montagne. De traitement de l’œdème, elle aurait été utilisée comme dopant. Pour prévenir les potentiels problèmes ou améliorer les performances des grimpeurs, c’est selon. Inscrite sur la liste des substances interdites de l’Agence Mondiale Anti-Dopage, son utilisation n’est pas sans risque. Notamment à forte dose.

L’utilisation de « drogues » pour améliorer les performances de himalayistes est vieille comme l’himalayisme. Elle était même beaucoup plus développée à ses débuts. Dans les années 1950, les premiers explorateurs des cimes avaient souvent recours à des substances dopantes. A l’image d’Hermann Buhl qui s’attaquait au Nanga Parbat avec des comprimés de Pervitine. Le sujet reste pourtant encore largement tabou, comme l’expliquait Outside en 2013 (en anglais). « Personne ne veut être connu comme un grimpeur qui monte à l’aide de drogues » soulignait un opérateur d’expédition. Mais la substance circule au camp de base. Si la plupart des alpinistes professionnels considèrent son utilisation comme de la triche, les grimpeurs du dimanche qui font le succès des expéditions commerciales sont parfois moins regardants.

Lors de la première française à l’Annapurna, Herzog et ses compagnons n’étaient pas venus seuls. Leur trousse à pharmacie contenait des comprimés de Maxiton, une amphétamine très puissante.

Illustration © Khrader CC BY-SA 2.0

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Eric T.

Eric, spécialiste de l'univers de la montagne, a mis son baudrier et ses crampons de côté pour rédiger des articles pour : Altitude.news. Business, Nature et Alpinisme sont les trois rubriques principales dans lesquelles vous pouvez retrouver ses articles. Ce montagnard d'adoption est à l'affût d'histoire et d'anecdotes insolites à partager avec ses lecteurs. Pour le contacter directement : eric@altitude.news !

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