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Denis Urubko renonce à l’himalayisme… enfin presque !

Denis Urubko, légende vivante de l’himalayisme et sauveteur d’Elisabeth Revol en 2018, est rentré chez lui, en Lombardie (Italie). Dans une interview au média polonais tvn24 (en polonais), l’himalayiste Denis Urubko revient sur son départ à la retraite. Bien avant sa dernière expédition au Broadpeak cet hiver, il avait annoncé qu’elle sonnerait la fin de sa carrière en Himalaya. Ce n’est pas si simple.

Denis Urubko renonce mais… rien de totalement définitif !

Il explique à Tomasz Wisniowski que « rien n’est définitif pour » lui. Il ajoute : « Personne ne devrait être surpris de me voir réapparaître quelques fois en Himalaya ». Il évoque notamment certains records à battre comme celui de l’Espagnol Juanito Oiarzabal, grimpeur du Cho Oyu plusieurs fois dans la même saison. Il explique également qu’il pourrait très bien être amené à accompagner sa femme, Maria Cardell, sur ce type de sommet. Pour autant, il confirme que les expéditions les plus risquées sont derrière lui : « l’escalade extrême, les nouvelles voies et les ascensions hivernales, j’abandonne ! ».

Il explique sa décision avec le vieil adage en montagne : « un bon alpiniste est un alpiniste vivant ! ». Il voudrait ainsi consacrer plus de temps à ses proches. Aujourd’hui, il veut grimper des 8a, du rocher. Plus sûr. Il « n’aime pas la montagne de toute façon », il confirme : « J’y ai perdu trop d’amis ! ».

Humble mais très critique…

Loué pour les différents sauvetages qu’il a pu effectuer dans sa carrière, sauvant la vie de plus d’une dizaine d’alpinistes en perdition, il se veut humble. « Regardons les ambulanciers qui sauvent des vies chaque jour (…), nous les alpinistes ne réalisons que nos motivations égoïstes ».

Interrogé sur la génération actuelle de grimpeurs polonais, notamment ceux qui travaillent actuellement sur le Batura Sar, il est très critique. Il épargne Bielecki, Fronia et quelques autres mais… « La dernière génération n’est pas prête à relever les défis de la montagne » explique-t-il. Pourra-t-il revenir en hiver sur les plus hauts sommets pour une ultime tentative sur le K2 ? « Est-ce que je veux passer à nouveau 3 mois avec des faibles, des perdants et des menteurs ? Je ne préfère pas ». Aïe.

Illustration © Denis Urubko FB

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