Projet Ama Dablam

L’arête sommitale de l’Ama Dablam : le rêve de deux Français

Deux jeunes trentenaires venus des Alpes s’apprêtent à partir pour le Népal. Le rêve de ces deux amis : fouler l’arête sommitale de l’Ama Dablam. Un projet de longue date qui pourrait bien se concrétiser malgré les incertitudes liées à la pandémie de covid-19.  

A la base, c’était le projet de 4 copains. Mais avec deux membres blessés, l’équipe a sacrément maigri. Pas suffisamment pour décourager les deux rescapés. Steven et Julien font leurs bagages ! Ils sont des professionnels du tourisme. Le premier est accompagnateur en montagne, le second travaille pour une agence de trekking. Ils perçoivent bien les difficultés traversées par les Népalais de la région de l’Everest. « Y a des gens qui vivent du tourisme là-bas, nous en en vit ici » nous explique Steven. Alors s’ils peuvent « y aller pour modestement contribuer » à la survie de l’économie locale, ils comptent bien y aller. La sécurité sanitaire reste malgré tout une priorité : entre tests PCR et quarantaine sur place, « il y a pas mal de trucs mis en place pour être sûrs qu’on n’est pas vecteur de contamination ».

Départ pour plus d’un mois au Népal

Si la situation se maintient, les deux Français devraient filer vers l’Ama Dablam. Décollage le 21 octobre prochain pour Katmandou. Leur programme ne fera pas la une de la presse mondiale, ils laissent çà aux himalayistes professionnels. Eux sont là pour découvrir le pays et pour approcher leur rêve : cette montagne si majestueuse. Avec son altitude de 6.812m, l’Ama Dablam est un presque-7000 situé aux portes de l’Everest. De son sommet, la vue sur les 8.000 voisins est d’ailleurs saisissante. Ils comptent bien en profiter mais ne tirent pas trop de plans sur la comète. Prudence et lucidité sont leurs maitres mots.

Des 3 cols de l’Everest à l’Ama Dablam

Le parcours prévu est connu : les 3 cols de l’Everest puis l’ascension du Lobuche (6.119m) pour se mettre en jambes. Dans cette vallée, c’est une variante peu fréquentée du fameux trek du Camp de Base de l’Everest. Plus dure aussi avec plusieurs passages au-delà de 5.300 mètres. Cette année, nul doute qu’ils ne croiseront pas grand monde sur cet itinéraire. Ensuite, montée au camp de base de l’Ama Dablam.

« On n’est pas des immenses alpinistes » raconte Steven en rigolant. Julien a un peu plus d’expériences d’ascensions techniques, Steven a la connaissance de l’altitude. Il a notamment baroudé sur les pentes de l’Aconcagua ou du Denali. A eux deux, ils se complètent. Ce qui les amène là, c’est elle… la montagne. L’Ama Dablam. « Sa beauté, ça fait rêver. Puis on aime bien les courses d’arête, ça donnait super envie. Et puis c’était cohérent par rapport à notre niveau. Ça correspond à ce qu’on sait faire ».

En cette saison un peu spéciale, il reste encore beaucoup d’inconnues. Y aura-t-il du monde dans la vallée de l’Everest ? Seront-ils seuls (ou presque) sur l’Ama Dablam ? Comment seront-ils accueillis dans cette période où la maladie complique tout ? Les deux grimpeurs ne manqueront pas de nous en parler dans les prochaines semaines ! A suivre donc…

Illustrations Ces 2 Français qui partent pour l’Ama Dablam © Steven Giordano

Arnaud P

Passionné par l'univers de la montagne sous tous ses aspects, Arnaud est membre de la rédaction d'Altitude.News ! Originaire du sud de la France, ça ne l'a pas empêché de s'installer un temps en Savoie ! Il écrit des articles dans les catégories : Alpinisme, Rando/Trek, Business et Nature. Pour le contacter directement : arnaud@altitude.news !

Voir tous les articles de Arnaud P →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *