illimani

Tué par le Mal des Montagnes sur un sommet des Andes !

Un alpiniste américain est mort il y a quelques jours sur un sommet des Andes. Malgré une altitude relativement modeste, c’est bien le Mal Aigu des Montagnes qui serait en cause.

Il y a quelques jours, un Américain trouvait la mort au sommet de l’Illimani, montagne majeure de Bolivie. Il n’a pas chuté, n’a pas non plus été victime d’un éboulement ou d’une avalanche. Non, il a été retrouvé sans vie par les secouristes, assis au sommet. Son corps a été récupéré à 6.200 mètres d’altitude environ. A 24 ans, ce grimpeur voyageait en Bolivie depuis près de deux mois et semblait déjà bien acclimaté à l’altitude (lien en espagnol). Pourtant, tout porte à croire que c’est le Mal Aigu des Montagnes (MAM) qui l’a tué. Plus précisément un œdème cérébral de haute altitude. Une des expressions les plus dangereuses de ce mal d’altitude qui dans les Andes se nomme soroche. Les exemples d’himalayistes terrassés par le mal des montagnes à 8.000 mètres sont nombreux. Mais 6.200 mètres est loin d’être une altitude très extrême.  

Lire aussi : Tout savoir sur le Mal des Montagnes et l’acclimatation à la haute altitude

Le Mal des Montagnes, une réalité dès 2.000 mètres d’altitude

Les incidents de très haute altitude ne doivent pas nous faire oublier que le MAM existe à des altitudes beaucoup plus raisonnables. Car les troubles peuvent survenir dès 3.500 mètres d’altitude, parfois même plus bas. A 2.000 mètres d’altitude, près de 20% des skieurs ont l’habitude d’expérimenté des maux de tête qui s’estompent au bout de quelques jours.

Et si un sujet sur deux sera concerné par les formes bénignes du mal des montagnes, un sur cent pourra être concerné par des complications graves voire mortelles (source : données ARPE, via FFME). Le principal traitement aux manifestations du Mal Aigu des Montagnes et la redescente rapide, quand elle est possible. « Descendre de 300 à 900 mètres est généralement suffisant » rappelle Outside (lien en anglais) . Quand la descente est impossible, la simuler est une autre option. Notamment avec de l’oxygène supplémentaire. C’est ainsi que nombre de lodges népalais sont désormais équipés de bouteilles d’oxygène.

Illustration – Illimani et La Paz © License Pixabay

Eric T.

Eric, spécialiste de l'univers de la montagne, a mis son baudrier et ses crampons de côté pour rédiger des articles pour : Altitude.news. Business, Nature et Alpinisme sont les trois rubriques principales dans lesquelles vous pouvez retrouver ses articles. Ce montagnard d'adoption est à l'affût d'histoire et d'anecdotes insolites à partager avec ses lecteurs. Pour le contacter directement : eric@altitude.news !

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