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J.O. : après le déficit abyssal de Sotchi, les sud-coréens sont profitables !

En 1976, Montréal avait inauguré la grande tradition des olympiades déficitaires. Les Canadiens avaient mis presque 30 ans à rembourser leur dette. Si les retombées peuvent intervenir à long terme et être difficilement imputable à l’effet Jeux Olympiques, les déficits post-événements sont en revanche très faciles à identifier. A Sotchi, les Jeux de 2014 avaient coûté quelques 36 milliards d’Euros à la Russie, pour un budget initial de 8,8 milliards, un écart de près de 27 milliards. Une paille. Avec des valeurs absolues beaucoup plus raisonnables, les précédents jeux de Turin et Vancouver avaient coûté 3 à 4 fois plus que prévu.

Avec ce genre de tendance, difficile de convaincre une ville ou un pays d’accueillir les prochaines manifestations. Le Comité International Olympique (CIO) a d’ailleurs du mal à réunir un nombre satisfaisant de candidat pour 2026  ! « Le poids financier énorme des jeux a assombri l’enthousiasme pour les jeux de nombreux pays. Lors de référendums, les populations se sont plusieurs fois prononcées contre les Jeux » expliquait récemment Thomas Bach, Président du CIO.

Des Jeux vertueux ?

Le comité d’organisation des récents Jeux de 2018 à PyeongChang vient d’annoncer une nouvelle bien différente. Ces jeux ont été bénéficiaires. Non content de tenir dans le budget prévu, qui représentait pas loin de 10 milliards d’euros tout de même, ils ont même réalisé près de 48 millions d’euros de bénéfices. Cette somme sera partagée entre le CIO, le comite olympique sud-coréen et le comité d’organisation.

Alors, exception qui confirme la règle ? ou preuve par l’exemple qu’il est possible de gérer des olympiades sans mettre la caisse sur le trottoir. Du moins, sans mettre la caisse sur le front de neige. En attendant, Pékin se prépare à accueillir les Jeux de 2022 avec un budget assez raisonnable, un peu plus de 1,5 milliard d’euros. Il faut dire que des infrastructures des Jeux de 2008 pourront être utilisés. Ces derniers avaient coûté quelques 40 milliards.

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Caroline D.

Caroline est spécialiste de l'univers du ski. Elle couvre les différentes compétitions lorsqu'elle n'est pas, elle même, en train de skier ! Et le ski sous toutes ses formes : ski alpin, ski nordique, saut à ski, snowboard, freestyle... côté compétition mais pas que. Elle vous parle également des aventuriers partis skier des pentes vierges au bout du monde ! Pour la contacter directement : caroline@altitude.news !

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