Vivre : Elisabeth Revol raconte son Nanga Parbat

« Je suis addict à la montagne. J’en ai pris violemment conscience depuis mon retour du Nanga. Déjà en 2009, à mon retour de l’Annapurna, j’étais passée par une terrible phase de remise en question, de doute. Quand tu prends un carton, tu t’interroges sur cette attraction irrésistible qui te ramène sans cesse là-haut, tu comprends aussi ton enfermement. (…) Même si j’ai vécu des choses terriblement dures, insupportables en haute montagne, l’attraction reste toujours plus forte. C’est compliqué à expliquer comme à comprendre. Mais c’est un milieu dont je ne peux pas me passer (…) ». C’est avec ces quelques mots qu’Elisabeth Revol raconte le lien qui la relie aux hauts sommets.

Un terrible drame début 2018

Il y a quelques semaines, elle arrivait au sommet de l’Everest, comme pour tourner la page du terrible drame qu’elle a vécu début 2018. A cette époque, elle est au Pakistan sur une montagne qu’elle cherche à gravir depuis des années : le Nanga Parbat. Elle ne s’y attaque pas à la belle saison mais en plein hiver. « Les conditions météo ici sont rudes, surtout en cet hiver plus glacial que jamais ! » écrit-elle. Dans « Vivre », aux Editions Arthaud, Elisabeth Revol raconte cette ascension du Nanga Parbat, les difficultés de Tomek et le cercle vicieux qui déploie sa funeste courbure…

« Nous n’avons pas le droit à l’erreur, nous en sommes conscients ». Pourtant, une erreur va être commise, une erreur de ressenti, d’appréciation, de captation d’un tout petit signal. Celui qui aurait peut-être permis de faire demi-tour. Mais c’est trop tard. Le compagnon de cordée d’Elisabeth, le Polonais Tomek Mackiewicz, est immobilisé. Son état se détériore et la montagne le retient prisonnier. La Française raconte aussi son sauvetage, mené tambour battant par un groupe d’alpinistes polonais dépêchés du K2 voisin. Et la terrible évidence qu’elle mettra des jours à comprendre : on ne pourra pas sauver Tomek.

Lire aussi : Les Adieux d’Elisabeth Revol à Tomek Mackiewicz

Dans ce livre, la prof de sport de la Drôme, championne des cimes himalayennes, raconte cet épisode et la « douleur immense » qui a suivi, « le déchirement d’avoir survécu, seule ».

Vivre, Elisabeth Revol, Editions Arthaud, 19,90 € | Commander ici

Illustration © Arthaud

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