Le syndicat des guides prend l’accidentologie au sérieux

Jean Philippe Gary devient à compter de lundi 3 décembre le nouveau directeur du Syndicat National des Guides de Montagnes. Créé au lendemain de la seconde guerre mondiale, le SNGM accompagne les évolutions de la profession. Il vient courant novembre de voter un plan d’actions destiné à s’attaquer à l’accidentologie, à la quasi-unanimité. Objectif : la diminuer drastiquement. Le métier de guide de haute montagne demeure l’un des métiers les plus risqués et cette saison n’a pas fait exception avec plus d’une quinzaine de morts.

Partager la connaissance

Jean-Philippe Gary s’y connait en accidentologie, il a contribué à mettre en place un outil de gestion du retour d’expérience au PGHM. L’idée est la même à une échelle plus grande. Faciliter le recueil d’informations sur les incidents ou accidents et les porter à la connaissance de la communauté. Le plan contient aussi la volonté forte d’aider les professionnels à partager en temps réel des informations sur les conditions. Jusqu’alors, les choix d’un guide se basaient sur son expérience et son instinct. Désormais, ils pourront utiliser les expériences de leurs collègues.

Les industries dans lesquelles l’accidentologie est prise en compte ont depuis longtemps sauter le pas de cette collecte systématique des événements. A l’image de l’aérien. Ces approches ont eu des résultats dans d’autres secteurs, souhaitons qu’elles en aient aussi chez les guides de montagne.

Illustrations © DR

Le syndicat des guides prend l’accidentologie au sérieux
4 (80%) 6 votes

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here