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Expéditions hivernales 2019 : l’ouragan et la fin qui approchent

Les expéditions au K2 sont au ralenti pendant le passage d’un véritable ouragan. Des vents à plus de 200 km/h sont attendus au sommet ; la puissance des jet-streams à son maximum. Au camp de base, les rafales pourraient approcher les 100 km/h. C’est notamment pour cela qu’Alex Txikon a construit des remparts au Sud du camp de base. La course au sommet ne reprendra pas avant jeudi ou vendredi, dans le meilleur des cas. Il ne restera alors que 6 jours avant la fin de l’hiver pour les Russes. Les Basques comptaient rester un peu plus longtemps, jusqu’à mi-mars, mais est-ce que ce sera suffisant ? Dans une interview, Denis Urubko expliquait récemment que c’était déjà trop tard…  

Pendant ce temps, c’est l’occasion pour nous de regarder à quoi ressemblent les itinéraires choisis par les alpinistes.

Sur la voie des Abruzzes avec les Russes

Sur le glacier entre le camp de base et le camp de base avancé, il faut en permanence chercher son chemin. Les crevasses et les mouvements du glacier rendent cet itinéraire peu technique assez engagé. Sur ces images, des membres de l’équipe russe descendent tranquillement. Le temps est particulièrement beau, et la lumière permet de déjouer plus facilement les pièges du glacier. Quand la neige tombe et que la grisaille l’emporte, c’est une autre paire de manches…

Et puis la suite de l’itinéraire est bien plus verticale. Entre le Camp de base avancé et le Camp 1, les cordes fixes rendent de précieux services aux grimpeurs. Sur ces images tournées fin janvier, la météo n’est pas optimale mais la voie reste praticable.

Aujourd’hui, deux membres de l’équipe russe sont descendus du camp de base, à la rencontre du groupe de trekkers qui remonte d’Urdukas. Manœuvre indispensable pour que le chemin jusqu’au camp de base reste marqué. D’heure en heure, la neige menace de le masquer.

Seuls au Nanga Parbat

Sur le Nanga Parbat, on attend aussi une fenêtre météo. L’équipe est bien plus réduite qu’au K2. Les difficultés, elles, sont tout aussi significatives. Entre neige, glace et rocher, grimper sur le Nanga Parbat en hiver est un vrai défi. Cette photo date de début février.

Illustration © Expé 2019 Winter K2

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