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Broadpeak en hiver : prêts pour le sommet, gros coup de froid pour Lotta !

Alors que l’expédition au Broadpeak entre dans son attente finale pour une fenêtre météo correcte, les Polonais font face à des conditions difficiles au Batura. Sur l’Everest, Txikon avance !

Le trio du Broadpeak prêt à en découdre !

A l’abri au camp de base, le Canadien Don Bowie confirme qu’ils sont bel et bien prêts à aller au sommet. « Il semble bien que toute la voie est prête désormais, tout ce dont nous avons besoin c’est d’une fenêtre météo suffisante pour pousser jusqu’au sommet ! » écrit-il sur son Instagram . Et pour cause, Denis est d’ores et déjà allé jusqu’à 7.650 mètres et tout le monde semble désormais mieux acclimaté. Si un espoir de météo correcte se dessine en deuxième partie de semaine, la fenêtre n’est pas bien longue. Dès ce week-end, le temps devrait se dégrader avec un retour du vent très fort au-delà de 7.000 mètres.  

Doigts et orteils qui gèlent pour Lotta Hintsa

Lotta Hintsa raconte qu’elle a bien failli laisser ses doigts dans la dernière sortie. « D’après les prévisions, j’avais fait le choix de porter un sac de couchage plus chaud mais une combinaison plus légère (et pas le contraire) : grosse erreur ! ». Pris dans une tempête au-dessus du Camp 2, il faisait bien plus froid qu’en prévision. « Ma main droite s’engourdissait, comme mes orteils. J’étais gelée jusqu’à l’os. ». Rapidement, Don Bowie a installé la tente : « en bref, on y a passé deux nuits, tous les doigts sont en vie ! ». Comme à son habitude, malgré les difficultés de leur quotidien, la Finlandaise garde le sourire : « Maintenant j’écris un bouquin ‘ne jamais aller en expédition hivernale’ ».

Beaucoup de neige au Batura

En ce début février, l’expédition polonaise continue d’avancer sur le Batura. Trois hommes ont ainsi « marché 3 kilomètres dans une neige profonde au-delà du Camp 1, situé à 4.800 mètres d’altitude. Le camp en question a ensuite été déplacé quelques centaines de mètres plus haut. « Ca augmentera notre confort et notre sécurité et nous rapprochera du Col (5.900 mètres) où on devrait installer le Camp 2 » détaille Piotr Tomala, leader de l’expédition. Ci-dessous, Filip Babicz, avec de la neige jusqu’à la taille.

Txikon vers la Vallée du Silence

Après l’évacuation de Jonatan Garcia, blessé lors de la dernière sortie sur le glacier, Alex Txikon repart à l’assaut de l’Everest. L’idée est d’atteindre le Camp 1 puis de préparer la voie vers le Camp 2. Il pourra compter sur deux échelles, cachées à 5.800 mètres, outils indispensables pour traverser certaines crevasses du glacier. Au passage, Alex mentionne que les expéditions de l’automne n’ont pas été exemplaires avec le matériel. « Personne n’a enlevé les cordes de cet automne, maintenant elles sont inutilisables ». Il faut dire que quelques mois en arrière, toutes les expéditions avaient déserté les lieux. Elles étaient sous la menace d’un immense sérac suspendu au-dessus du glacier . Entre Camp de base et C1, la voie a été préparée par une équipe de Sherpas ces dernières semaines. Au même moment, Txikon était sur l’Ama Dablam.

Illustration © Lotta Hintsa IG

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