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Simone Moro ne dirait pas non au K2 l’hiver prochain !

Dans une interview publiée par Onet Sport (en polonais), le grimpeur italien Simone Moro revient sur plusiseurs sujets récents. Il évoque la crise du coronavirus qui touche particulièrement sa région, l’Italie du Nord. Il revient sur les propos de Denis Urubko qui avait évoqué que certains grimpeurs comme Moro avaient été des poids dans sa carrière. Il pense enfin au futur en abordant l’expédition hivernale que la Pologne organise au K2 l’hiver prochain. Résumé de l’interview !

La terrible épreuve du coronavirus

« Il y a quatre jours, un très bon ami avec qui je grimpais est mort, il avait 60 ans. Un autre ami, avec qui je travaillais en hélico, est entre la vie et la mort à l’hôpital. Il a 4 ans de moins. ». Installé chez son fils à Bolzano, il vit au cœur de l’une de régions les plus touchées d’Europe. Mais comme toujours, il garde sa sagesse : « Aujourd’hui, il est facile d’accuser nos autorités, mais je ne suivrai pas cette vague ».

« Denis Urubko est-il devenu fou ? »  

« Denis a montré un manque élémentaire de respect envers tout le monde. Il m’a décrit comme si j’avais été un poids dans son sac à dos et ne l’avait pas laissé aller plus vite. » explique Simono Moro. Alors qu’ils ont réalisé ensemble plusieurs grandes premières en Himalaya, l’Italien ne comprend pas l’attitude de son « ex-collègue ». D’autant que les liens entre les deux hommes ne datent pas d’hier. « Je lui ai financé plusieurs de ses expéditions, je lui ai trouvé de puissants sponsors. (…) Ces gens m’ont fait confiance et ont décidé de le soutenir. » détaille-t-il.

Lire aussi : Denis Urubko renonce à l’himalayisme, enfin presque !

Un retour au K2 ?

Si Urubko est de la partie, ce ne sera probablement pas possible : « Il devrait d’abord s’excuser auprès de moi et des Polonais qu’il a insultés, et je suppose qu’il ne le fera pas ». Dans le cas contraire, Moro pourrait réfléchir à l’opportunité. Lui qui a pourtant toujours dit à sa femme que le K2 en hiver, ce ne serait pas pour lui ! Cette dernière ayant fait le rêve qu’il mourrait là-haut. « Les rêves sont comme les yaourts, ils se périment au bout d’un moment ! ». Alors le K2 ? « Ce serait bien si je pouvais aider » répond Moro.  

L’interview est à lire en intégralité sur le site Onet Sport (en polonais).

Illustration © Associazione Amici di Piero Chiara CC BY-SA 2.0

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