Réflexions en Isère sur la station du futur

A l’approche du salon Mountain Planet de mi-avril, le Département de l’Isère distille peu à peu les premières conclusions de son groupe de travail sur la station du futur. Plusieurs journées de réflexion ont impliqué des dizaines d’experts et de décideurs qui ont planché sur le sujet. « Le futur nous interpelle, il est important d’anticiper et d’imaginer dès aujourd’hui ce que sera la station de demain » affirme Chantal Carlioz, présidente d’Isère Tourisme.

Si le résultat ne présente pas d’idées particulièrement disruptives, ce travail a le mérite de rappeler un certain nombre de grands principes. Chaque station doit valoriser ses atouts et aucune ne ressemblera à une autre. Elle sera ouverte à l’année, y compris aux saisons jusqu’à aujourd’hui peu exploitées que sont l’automne et l’hiver (A lire : la station 4 saisons…). Cette station du futur réussira son adaptation aux variations de conditions météorologiques et climatiques. Elle proposera aux clients une expérience, des émotions… avec une dimension digitale forte, qui aura vocation à simplifier au maximum le parcours client. Proche de la nature, elle proposera notamment une offre enrichie autour du bien-être.

Rien de bien nouveau sur ces aspects, battus et rebattus, bien que pas toujours évidents à mettre en œuvre. En revanche, les participants à ces journées de prospective ont évoqué d’autres dimensions qui ont retenu notre attention : comme la réappropriation par les « valléens » de la montagne ou la nécessaire réorganisation des structures administratives qui complexifient le fonctionnement des stations.

Des « valléens » qui s’installent en altitude ?

Le projet de liaison entre la vallée de Grenoble et Chamrousse est un exemple qui commence déjà à avancer. L’idée est bien que la station puisse être un lieu de vie et d’activité, au-delà des seuls aspects touristiques. Les seuls saisonniers et socioprofessionnels du tourisme ne devraient plus être les seuls habitants des stations. Avec cette nouvelle approche, il serait possible de vivre en station et de travailler dans la vallée, et vice-versa. Et même de vivre en station et d’y travailler, sans pour autant être un acteur du tourisme. Car oui, des entreprises peuvent s’installer en altitude, ou à défaut permettre à leurs salariés d’y travailler. Souvenons-nous de ces expériences intéressantes de coworking en montagne !

Des structures à « décomplexifier » ?

Une mairie, un office de tourisme, un exploitant de domaine skiable, des couches administratives et politiques qui se superposent. Comment inventer un nouveau modèle dans lequel la simplicité et l’efficacité l’emportent ? Est-ce que le modèle de « resort » intégré à l’américaine est dans certains esprits ? Ou est-ce qu’une nouvelle voie est possible ?

Ces réflexions ont le mérite de (re)mettre tous ces sujets sur la table. A ce stade, seuls quelques contours sont communiqués mais nous aurons l’occasion de vous donner plus de détails, notamment suite au Salon Mountain Planet de ce mois d’avril.

Illustration : Alpes Is(h)ere.

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