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Comment réduire l’empreinte carbone de l’UTMB ?

Chaque année en fin d’été c’est désormais une habitude, la vallée de Chamonix se peuple de quelques 60.000 visiteurs. Le temps d’une semaine, ils transforment la bourgade au pied du Mont Blanc en capitale mondiale du trail. Pendant l’UTMB (Ultra-Trail du Mont Blanc), l’économie touristique tourne à plein régime. Le prix des chambres d’hôtels est celui de la très haute saison ! Quand l’été touche à sa fin, un taux de remplissage record est une aubaine pour beaucoup. Et encore, l’organisation limite considérablement le nombre de participants. Pour l’édition 2020, près de 32.000 coureurs s’étaient inscrits, ils ne sont que 10.000 à pouvoir participer !

Pourtant derrière l’impact économique positif, les pratiquants eux-mêmes se questionnent sur les conséquences environnementales. Entre l’empreinte carbone de l’acheminement de ces dizaines de milliers de spectateurs et le piétinement de la montagne par 10.000 trailers, la nature du Mont Blanc ressent forcément le passage de cet UTMB qui prend chaque année un peu plus de place. Alors que faire ? Certains pratiquants eux-mêmes se posent la question, à l’image de Kilian Jornet en début d’année.

Réduire l’empreinte carbone de l’UTMB ?

Si cette foule en pleine montagne a fatalement des impacts non négligeables, sur les ressources, l’érosion des sols,… des efforts sont réalisés depuis plusieurs années pour rendre l’UTMB plus éco-responsable. Sur le recyclage des déchets, la mise en place de navettes pour limiter les déplacements en voiture ou encore la réhabilitation des sentiers. Les coureurs eux-mêmes se disciplinent et font plus attention… à leurs déchets par exemple. A l’issue de la compétition 2019, les équipes qui ont parcouru les sentiers pour récolter les déchets laissés par les coureurs n’en ont ramassés que 23 kg (données fournies par l’organisation) !

Le gros de l’impact environnemental de l’UTMB est peut-être son empreinte carbone. Elle est largement liée à l’amont et en aval de l’événement. Sur l’acheminement des coureurs et des spectateurs. Avec 20% des coureurs qui viennent d’un autre continent que l’Europe, les vols long-courriers remplis pour l’UTMB sont nombreux. Les quelques milliers de coureurs venus d’Europe (hors-France) sont autant de longs trajets en voiture ou de vols moyen-courriers. L’accessibilité en train de Chamonix depuis certains pays d’Europe étant tout simplement un parcours du combattant.

Certains observateurs plaident pour une réduction de l’événement à sa seule course initiale (environ 1 quart des coureurs) avec la suppression des 6 autres courses qui sont venues étoffer la semaine de compétitions au fil des années. Les plus extrêmes n’hésitent évidemment pas à demander une annulation pure et simple de l’événement.

Une infographie pour se faire son opinion…

Pour vous aider à vous forger une opinion, l’infographie ci-dessous résume quelques faits et chiffres marquants s’agissant de l’UTMB et d’éco-responsabilité.

utmb empreinte environnementale

  Illustration © DR

Arnaud P

Passionné par l'univers de la montagne sous tous ses aspects, Arnaud est membre de la rédaction d'Altitude.News ! Originaire du sud de la France, ça ne l'a pas empêché de s'installer un temps en Savoie ! Il écrit des articles dans les catégories : Alpinisme, Rando/Trek, Business et Nature. Pour le contacter directement : arnaud@altitude.news !

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