Qui sont ces femmes qui gravissent l’Everest ? Réponse en 8 portraits

Et si j’ajoutais l’Everest sur mon CV ? Et si je m’offrais l’Everest ? C’est probablement le raisonnement tenu par nombre de prétendants au toit du monde. Mais derrière ces luttes d’égos, il y a des hommes et des femmes qui ont relevé un défi sportif et sont allés au bout. Si l’Everest est encore majoritairement un challenge masculin, de plus en plus de femmes s’y intéressent. Au printemps 2018, elles représentaient 8% des summiters. Mais qui sont-elles ? En voici huit, qui ont réussi leur aventure ces dernières heures ou qui sont en passe de la réussir. Elles ont toutes des parcours différents mais partagent une même envie, celle d’atteindre ce sommet tant convoité. Daphné, Tima, Charlotte, Jenny, Sophie, Saray, Irina, Joyce…

Lire aussi : Combien coûte l’ascension de l’Everest ?

Daphné

Cette Hollandaise est aujourd’hui installée aux Etats-Unis où elle a travaillé pour Amazon Prime Air, le programme de livraison par drones du géant de la vente par internet. Pilote de ligne, puis ingénieur aérospatial, elle a tout juste 30 ans et travaille désormais pour le programme de voitures autonomes de Google. Noel 2015, Daphné était au sommet du Kilimandjaro mais c’est surtout depuis les airs qu’elle tutoie les sommets. Daphné était au sommet de l’Everest il y a quelques heures.  

Tima

Juin 2018, Fatima qui préfère se faire appeler “Tima” était au sommet du Denali (Alaska). 6 mois plus tôt, c’était sur l’Aconcagua qu’on pouvait la croiser. En 2017, elle réussissait le Kilimandjaro et le Mont Blanc. Cette Dubaïote fraîchement diplômée en Finance et Marketing est originaire du Liban mais née au Koweit. Originaire d’une famille aisée, à 26 ans, elle vient de lancer sa plateforme internet qui veut révolutionner le monde du nettoyage au moyen-orient. « Je veux aussi montrer qu’une femme arabe peut dépasser toutes les limites que la société lui impose » explique-t-elle. La photo ci-dessous est prise au Chili. Tima était au sommet de l’Everest il y a quelques heures. 

Charlotte

C’est pour le boulot que Charlotte gravit les montagnes. Elle est guide de haute montagne et basée à Seattle. Elle travaille notamment pour International Mountain Guides et fait le tour du monde pour accompagner des clients : Alaska, Patagonie, Népal. Quand elle n’est pas en montagne, elle écrit. C’est ainsi qu’elle se définit « écrivain voyageur ». Ce dont elle rêve : « un tour du monde à la voile avec son chien, un hiver à Bali, le soutien-gorge de sport parfait, rencontrer un lamantin en nageant, les compétences, le temps et les moyens de se construire un petit chalet, un câlin du Dalaï Lama ! ». Charlotte était au sommet de l’Everest il y a quelques heures.

Jenny

Originaire de la banlieue de Dublin, Jennifer alias Jenny est physiothérapeute et prof de Pilates. Mariée et mère de 4 enfants, elle a 38 ans. Elle a gravi le Mont Blanc étant jeune mais s’est remise récemment à l’alpinisme. « Je veux faire passer le message qu’il n’est jamais trop tard pour suivre ses rêves ». Son aventure a commencé en 2016 quand elle a relevé le défi de partir pour l’Everest. Trois ans de préparation, d’entrainement en Irlande. Un des membres de son équipe a disparu pendant la descente de l’Everest. Jenny était au sommet de l’Everest le 16 mai.

Sophie

Très sportive, la trentaine, elle pratique le crossfit, court des marathons… Sophie a officié dans l’Armée américaine pendant près de 6 ans, notamment en Afghanistan. Après un MBA à L’université de Pennsylvanie, elle devient consultante dans la célèbre firme américaine McKinsey. Coréenne d’origine elle vit aujourd’hui à Philadelphie. Le Cotopaxi, le Denali… et maintenant l’Everest. Un défi sportif de plus pour l’Américaine fan de voyage. A part l’Antarctique, aucun continent ne lui échappe… De Namibie aux Galapagos, de Birmanie à la Patagonie, Sophie passe son temps libre à voyager… La photo ci-dessous a été prise au Cotopaxi. Sophie devrait atteindre le sommet de l’Everest dans les prochaines heures.

Saray

Elle a 47 ans, est chef d’entreprise et mère de deux garçons. Elle utilise sa notoriété, acquise en grimpant les montagnes autour du monde, pour récolter des fonds. Sa cause ? Promouvoir l’accès à l’éducation pour les enfants de son continent : l’Afrique. Car Saray est « la première femme noire d’Afrique » à se retrouver sur les plus hauts sommets du monde. De nationalité sud-africaine, et d’origines rwandaises, elle est née en Zambie. Elle a gravi l’Aconcagua, l’Elbrouz, le Kilimandjaro… et a fait plusieurs tentatives à l’Everest, notamment l’année du tremblement de terre. L’an dernier, alors qu’elle n’avait attint « que » le sommet Sud, elle avait recueilli suffisamment de fonds pour ouvrir 4 bibliothèques pour enfants aux quatre coins de l’Afrique du Sud. Saray était au sommet de l’Everest le 16 mai.

Irina

Son nouvel an 2018, Irina l’a passé loin, très loin de son pays, la Russie. En Antarctique où elle venait gravir le Mont Vinson, point culminant du continent blanc. L’Aconcagua puis la Pyramide Karstenz quelques semaines plus tard, le Denali et l’Elbrouz mi-2018, une première incursion au Tibet quelques mois plus tard. L’objectif de la moscovite Irina est clair. Les fameux 7 sommets. Quand elle n’est pas avec sa famille, Irina grimpe sur les sommets. Issue d’une riche famille, ses enfants étudient à l’étranger (en France ou au Royaume-Uni) et elle, elle collectionne les montagnes. Mais n’imaginez pas une famille de jetsetteurs, non ! Les vacances en famille, c’est randonnée sur les rives du Lac Baïkal ou nuits en refuge à l’Elbrouz. Irina devrait être prochainement au sommet de l’Everest.

MISE A JOUR 24/05/19 : Irina était bien au sommet hier vers 10h30 heure locale !

Joyce

Architecte spécialisée dans les bâtiments anciens, Joyce est libanaise, elle a 34 ans. Elle est titulaire d’un doctorat obtenu à Rome, Italie. « Au début de ma carrière (…) des collègues me trouvaient agressive, (…) Un jour, j’ai appelé mon frère en larmes pour lui demander conseil. Je pensais que c’était de ma faute, que je n’étais pas assez féminine. Mais mon frère a réagi autrement, pour lui, le problème ce n’était pas moi, mais les hommes qui se sentaient menacés par une femme déterminée. Ça a été une révélation et je me suis enfin acceptée. » L’Everest est le dernier des 7 principaux sommets du monde qu’elle n’a pas encore gravi. Elle serait la première libanaise à parvenir à boucler ce défi. Alpiniste à ses heures, elle se veut « rassembler le monde de l’aventure et de l’architecture. » Elle explique même que son « amour pour les sports outdoor a inspiré une passion pour la recherche d’approches innovantes pour la protection et la conservation du patrimoine culturel ». Joyce devrait être prochainement au sommet de l’Everest.

MISE A JOUR 23/5/19 : Joyce était au sommet de l’Everest ce matin !

Illustration © DR

Qui sont ces femmes qui gravissent l’Everest ? Réponse en 8 portraits
4.8 (95%) 4 vote[s]

3 Commentaires

  1. Les deux qui n’étaient pas encore arrivées au sommet l’ont fait hier : Joyce et Irina. Elles sont dans la descente désormais. On vous tient au courant…

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here