Expéditions hivernales 2019 : l’espoir renaît au Nanga Parbat, attente au K2

Alors que l’espoir renaît au Nanga Parbat, l’attente est interminable au pied du K2. Si les Russes s’activent un peu, les Espagnols sont au point mort.

L’espoir renaît au Nanga Parbat

Au Nanga Parbat, Nardi et Ballard ont pu réparer la tente du Camp 2. Si le camp 3 est hors d’usage, les camps inférieurs sont donc à nouveau pleinement opérationnels. Un peu d’espoir renaît donc du côté de cette expédition. Même si Daniele Nardi confirme que son état de santé n’est pas le meilleur possible. Il se soigne donc en attendant la fin de la semaine et le retour (normalement), d’une période plus calme sur le plan météo.

Attente au K2 dans le froid !

Comme on pouvait s’y attendre, le froid est l’une des principales difficultés au camp de base du K2. Artem Braun l’expliquait hier : « tout le monde a une tente individuelle », pourtant, la plupart des hommes sont réunis dans la tente cuisine, la seule un peu chauffée, pour y dormir. Artem lui-même, qui restait jusque là dans sa propre tente a fini par les rejoindre. « Mon sac de couchage le plus chaud est en altitude, alors avec mon sac normal, je suis obligé de me mettre tous les vêtements que j’ai, mais je gèle quand même. Après une nuit pareille, ma toux a empiré, alors je me suis moi aussi installé dans la cuisine ».

Dans la journée de lundi, le temps n’a pas permis d’aller bien loin, mais les équipes de Braun et Pivtsov ont entretenu la voie entre le camp de base et le camp de base avancé. « le glacier est bien vivant, il essaye en permanence de se débarrasser de nos cordes fixes ».

« Les meilleures choses dans la vie méritent toujours un peu de patience » explique de son côté Alex Txikon, leader de la seconde expédition au K2. Ses hommes attendent sagement la fenêtre météo, mais viendra-t-elle ? A ce stade, son équipe a véritablement « travaillé » sur la montagne 2 jours durant. Sur cette courte période, ils sont arrivés à équiper la voie jusqu’au Camp 2. Txikon ne souhaite pas reproduire les erreurs de ses dernières hivernales à l’Everest. Équiper la voie trop tôt, parfois au forceps, puis s’épuiser pendant des semaines à entretenir ces cordes fixes.

Lire aussi : Hivernales 2019, le point au 3 février 2019 | 1er février 2019 | 29 janvier 201925 janvier 2019 | 24 janvier 2019 | 21 janvier 2019 | 19 janvier 2019 | 16 janvier 2019 | 14 janvier 2019 | 8 janvier 2019 | 3 janvier 2019

Illustration © Rupert Pupkin

Expéditions hivernales 2019 : l’espoir renaît au Nanga Parbat, attente au K2
4.6 (92%) 5 votes

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here